Comment faire de l’adversité une puissante alliée sur le chemin spirituel !
C’est croustillant, fun et plaisant.
Souhaitez-vous savoir comment transformer les situations adverses en nectar ?


Ceux qui s’affolent à vouloir semer la zizanie n’ont pas idée combien leurs gesticulations haineuses sont de puissants alliés des yogis.

Que tous les êtres le réalisent et laissent leur esprit au repos.

Voici quelques délicieuses instructions que les circonstances du jour ont rappelées à ma mémoire. Que cela soit un hommage aux guides qui avec amour et patience m’ont accompagné et m’accompagnent. Que cela soit aussi un doux hommage à mon ami parti en paix ces derniers jours…

Amis à l’esprit aiguisé, pressez vous d’atteindre les monts enneigés des méditations subtiles telle que la méditation égale.

Maître Shang déclare à ce sujet :
« Comme le centre du pur espace,
La méditation égale du premier yoga
Est claire, vide, ouverte, infinie, lumineuse et cristalline.
Si une construction imaginaire interrompt cet état,

Celui-ci devient une perception subséquente,
Même si l’on continue de méditer.
Tant que l’esprit reste dans la luminosité cristalline de la clarté-vacuité,
Que l’on parle, marche ou se repose,
Il reste en méditation égale. »

Le plus gros challenge consiste donc à se reconnecter à l’expérience de « luminosité cristalline de la clarté-vacuité ».

Ce qui est la reconnaissance de notre nature de bouddha, la nature de l’esprit, la nature des perceptions… (vaste et profond sujet).

Une fois initié à ce mode d’être, le yogi s’en remet à lui pour reconnaitre la nature fondamentale de tout ce qui apparait. Par exemple la nature des pensées, sons, songes, perceptions visuelles… puis à maintenir sa conscience exempte d’artifice; un état inaltéré par l’acceptation, le regret, la peur, la soif ou tout autre mouvement cognitif.

Pour laisser l’esprit en méditation égale :

« Ne ressassez pas,
Ne pensez pas,
N’anticipez pas,
Ne méditez pas,
N’analysez pas,
Laissez [l’esprit] tel quel. »
Tilopa

Ainsi, quand des situations adverses se présentent, le yogi déjà initié à cette vue, à la « luminosité cristalline de la clarté-vacuité », trouve là une occasion parfaite pour se saisir d’attention et appliquer les instructions de Tilopa. Il en découle mille et un fruits dont le plus doux est une réelle tendresse inconditionnelles pour les êtres à l’origine de l’adversité.

« Ne ressassez pas »

A quoi bon passer du temps à songer à ce que disent ou fond ceux qui ne sont d’aucune utilité pour votre éveil ? Et qui ne cessent de créer la discorde ?

« Ne pensez pas »

A quoi bon passer du temps à penser à ces sots si cela vous sépare du samadhi ?
Si y penser le renforce, ne vous privez pas 😉

« N’anticipez pas »

Toute anticipation n’est plus l’ici et maintenant et risque de vous faire quitter la « luminosité cristalline de la clarté-vacuité » si difficilement découverte derrière les voiles qu’il a fallu polir longuement ?

Toute anticipation est un songe au présent : inutile pour le yogi qui cultive la Vue.

« Ne méditez pas »

Si le yogi connait la « luminosité cristalline de la clarté-vacuité », à quoi bon ajouter quelque autre forme de méditation élaborée ? Voici ce que dit le Dalaï Lama à ce sujet :

« Si l’on ne pratique pas la méditation non élaborée de l’esprit le plus secret, la méditation élaborée par l’activité conceptuelle est simplement la pratique d’un esprit inférieur, transitoire et adventice. […] Si vous êtes capable de méditer selon les instructions essentielles […] vous parviendrez à une confiance et à une conviction en l’esprit le plus secret lui-même. »

Le Dalaï Lama

« N’analysez pas »

A quoi bon analyser les faits et dire d’autrui si cela vous sépare du samadhi ? Quoi qu’il s’élève en l’esprit constatez qu’il ne s’agit que du rayonnement magique de l’esprit, la « luminosité cristalline de la clarté-vacuité »… qui se révèle non pas par l’analyse mais par le repos radical de l’esprit.
Ne vous souciez pas trop des sots 😉
Et delà, soyez certains qu’une compassion inconditionnelle à leur égard s’élèvera.
Kyé Ma Kyé U !

Mais l’instruction « N’analysez pas » s’applique avant tout à la nature de ‘esprit que le yogi ne doit pas chercher à analyser lorsqu’il demeure en la « luminosité cristalline de la clarté-vacuité ». L’analyse serait un mouvement de l’esprit de plus, de trop, inutile…

« Laissez [l’esprit] tel quel. »

Face à l’adversité, les tendances émotionnelles sont généralement au rendez-vous. Mais armes toi du regard perçant pareil au rayon laser pour rester reconnecté à la « luminosité cristalline de la clarté-vacuité » :

« Laisse l’esprit dans sa pureté naturelle, sans la fabriquer. »

Maîtripa

VOICI LES METHODES CELEBRES permettant à l’esprit de se reposer :

Pour observer la nature de l’esprit, il faut le laisser :
1- dans la détente
2- dans la fraîcheur primordiale
3- dans son état naturel
4- sans contrainte

Les circonstances adverses, telles que la diffamation, les insultes, les querelles… sont autant de cloches de vigilances qui rappellent à ces instructions 😉 Merci à l’adversité, belle amie sur le chemin du yogi.

Kyé Ma Kyé U !

Pareils à des girouettes attirées par les miroirs, les 6 classes d’êtres passent d’un état émotionnel à l’autre sous la puissance des émotions, du karma, des conditionnements. Ils en arrivent à voir de la boue là où il n’y qu’or. Endurant mille et une souffrances ils sèment la discorde, perdent le sommeil… leur vie est un cauchemar éveillé.

Puissent-ils entendre les souhaits de Kuntouzangpo, le bouddha primordial (leur propre nature de bouddha) (extraits):

« Confuse, anxieuse et craintive, une conscience bouge d’où naissent le moi et les autres saisis comme ennemis.
La saisie grandit progressivement, pour devenir une habitude,
Le samsara s’établit en système
Où prolifèrent les cinq poisons
Et sans arrêt se succèdent les actes qu’ils empoisonnent.
Puisque la base de l’égarement des êtres ordinaires
Est une ignorance inconsciente, Moi, le Bouddha, je formule ce souhait :
Puisse la lucidité de tous les êtres se connaître elle-même !
La perception des objets extérieurs
Suscite d’abord un mouvement de crainte,
Puis une tendance hostile se développe
Et se concrétise en agressivité, violence et meurtre.
Le fruit de la colère-aversion
Est de connaître la souffrance de rôtir et bouillir en enfer.
Moi, Bouddha, je formule ce souhait :
Puissent tous les êtres des six classes,
 
Lorsqu’ils donnent naissance à une violente colère,
Ne pas la réprimer ni s’y adonner, mais se détendre en leur état originel.
La lucidité revenant alors à sa vérité originelle,
Puissent-ils obtenir la claire sagesse ! » (extrait)