Je vous propose trois destinations qui, pour moi, sont des destinations extraordinaires:

le Tibet, le Bhoutan, Ilara un petit village indien.

          

« Crédits photo : paloetic (creative commons) »

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs « Voyager Blogs » organisé par le blog Russie.fr et dont voici la présentation pour cette première édition : 3 destinations atypiques et extraordinaires de « Voyagez Blogs ».

Téléchargez l’ebook gratuit issu de l’évènement :

33 destinations extraordinaires et atypiques

 

Qu’est-ce qu’un voyage extraordinaire ? Un voyage qui se fait loin de chez soi ? Un voyage où l’on découvre du pays ? Où l’on en prend plein les yeux ?… Chacun de nous a sa propre définition du voyage extraordinaire.

Si l’on y regarde de plus près, les destinations exotiques, voire extraordinaires, sont souvent bien ordinaires ! Si le dépaysement est conséquent et les découvertes surprenantes, ces destinations n’ont cependant pas toujours la capacité de nous transformer durablement. Ces destinations sont donc un divertissement qui ponctue l’ordinaire. Pour moi, pour qu’une destination soit extraordinaire elle doit remplir trois conditions :

– nous surprendre ;

– nous ouvrir les yeux ;

– nous mettre en marche.

Je vous propose trois destinations qui, dans ma vie, ont ce pouvoir là :

le Tibet

le Bhoutan

Ilara un petit village indien.

Le Tibet

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Nous avons tous vu de magnifiques photos et vidéos concernant le Tibet, je n’y suis jamais allé. Mais ce pays m’attire pour de nombreuses raisons. Un voyage se profile pour l’été 2014… Vous voulez venir ?

Les éléments

En ce pays majestueux les éléments sont omniprésents.

Terre, eau, feu, vent et espace se manifestent avec force. Notre civilisation moderne et citadine a perdu le contact avec les éléments et cela à de lourdes conséquences. La médecine traditionnelle tibétaine indique qu’un déséquilibre des éléments (sur les plans extérieur, intérieur et secret) a une incidence sur notre santé mentale et psychique, ainsi que sur l’harmonie dans la région et dans le monde.

Un voyage au plus proche des éléments a donc de grands bienfaits.

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La spiritualité

L’histoire de ce pays aussi nommé le Toit du Monde a été profondément façonnée par la spiritualité. Il est dit qu’avant l’arrivée du Bouddhisme au VIIIesiècle (1300 ans après l’éveil du Bouddha !) ce pays était le théâtre de nombreux conflits, et des « hordes sauvages » descendaient pour aller piller les marchands sur la route de la soie dans le nord de l’Inde. L’image d’un pays pacifique s’est façonnée au fil des siècles grâce au déploiement de la spiritualité. Ce n’est qu’au VIIIe siècle que Padmasambhava (Gourou rinpoché), un maître du cachemire, introduisit le bouddhisme au Tibet de façon vaste et profonde. Son activité se déploya également au Bhoutan et dans de nombreuses contrées himalayennes. C’est pourquoi il est considéré comme le Second Bouddha. De fait, il a même plus d’importance que le Bouddha lui-même.

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L’atmosphère qui règne dans un pays porte en elle l’héritage du passé, le Tibet est donc un savent mélange d’éléments, de culture et de spiritualité à l’alchimie unique.

Le Potala, ex-palais du Dalaï Lama. Lhassa – Tibet

Pour d’avantage de photos, voici des explications et galeries photos de passionnés d’Asie :

Voir la galerie et les explicationssur le Potala

Le monastère Jokhang

La résidence d’été du Dalaï-Lama Norbulingka

Le monastère Drepung

Le contexte politique du Tibet est bien triste. Mais il est difficile de faire la part des choses. Les grands monastères sont encore très nombreux et bien que les tibétains ne peuvent pas ouvertement afficher leur dévotion pour le Dalaï Lama, la tradition spirituelle peut se transmettre. Je ne sais pas s’il existe des études sérieuses sur le sujet… voici une brève vidéo tournée au Tibet montrant un « camp de retraite » Dzogchen. Les pratiques Dzogchen sont des pratiques avancées. Le temps des yogis ne semble donc pas révolu au Tibet ! Quelle merveille !

Tibet « Camp de retraite » Dzogchen

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Qu’est ce que c’est ?  Pratiques Dzogchen

« Une colline près de Gebchak Gompa couverte de trous dans le sol, où des nonnes pratiquent Thögal (« le franchissement du pic » pour parvenir à l’état de présence spontanée). C’est une pratique avancée de la méditation dzogchen qui conduit à la plus haute réalisation de la nature parfaite et lumineuse de l’esprit et de tous les phénomènes. Après une retraite de trois ans et de nombreuses années de pratiques préliminaires, les nonnes progressent dans la méditation de thögal. Il n’y a pas de durée prédéterminée pour cette pratique, bien que de nombreuses nonnes choisissent de consacrer cent jours à la retraite de thögal, durant laquelle elles passent leurs jours et leurs nuits dans ces trous et ne sortent que pour les repas et de courtes pauses. Il y a toujours eu une tradition de pratique de thögal à Gebchak Gompa, et les nonnes reçoivent leurs instructions de pratiques de nonnes plus âgées et expérimentées et de lamas. Cette prise de vues a été réalisée par Wangdrak Rimpoché un jour froid de janvier 2011. Ce jour-là, la température était approximativement de -25°C. Il respire fort à cause de l’altitude élevée, et le manque d’oxygène est intensifié par l’âpreté de l’hiver. Caméra : Wangdrak Rimpoché. »   (Traduction du commentaire en anglais sous la vidéo sur Vidéo)

Nous partons au Tibet ?

Si j’ai lancé ce blog, c’est aussi pour partir d’ici quelques années au Tibet pour faire des retraites avec de grands méditants. J’ai un projet à ce sujet… Mais il est encore bien trop tôt pour le dévoiler… C’est donc un Tibet découvert sous un angle particulier que je mets en perspective… Pour l’instant, je peux simplement vous dire que plus le blog sera connu, plus ce projet pourra voir le jour tôt… Vous pouvez me soutenir en postant régulièrement des commentaires sur le blog, c’est un élément clé pour contribuer à la faire connaître, car Google est sensible au nombre de commentaires. Merci pour votre intérêt et votre coopération.

Si vous envisagez de partir au Tibet, faites-moi signe. Durant l’été 2014, nous pourrons peut être organiser un « Voyage Terres de Repos ». Cela nous laisse un peu de temps pour préparer le budget.

Tibet : le mensonge chinois ?

Je vous invite à visionner ce documentaire très intéressent.

 

Le Bhoutan

Dzong – Bouthan

les Dzong sont des « forteresses » qui comportent deux parties :

l’administration régionale et un monastère.

Ce petit royaume à la culture bouddhiste encore intacte se situe au sud du Tibet.

Mon atterrissage au Bhoutan aux côtés du pilote !

Mes maîtres étant bhoutanais, j’ai eu l’immense joie de m’y rendre durant l’été 2009. Je vous invite à vivre notre arrivée par les airs. J’ai eu la chance d’aller auprès du pilote durant les 20 dernières minutes de vol. Le zigzag de l’Airbus entre les montagnes avant l’atterrissage fut impressionnant ! (à partir de 1’ dans la vidéo)

 


Bhoutan 2009 par ArnaudGuetcheu

Voir la vidéo

Des images attendent que j’investisse dans un nouvel ordi…

Un pays à la culture et l’architecture sacrées

Ce pays est magique ! Dès notre arrivée à l’aéroport le ton fut donné : l’aéroport lui-même ressemble a un temple, les stations-service également ! La symbolique du bouddhisme se retrouve partout. La spiritualité est encore très présente. C’est le signe que de très nombreux pratiquants avancés ont sans cesse dispensé leur bonté, leur rayonnement. C’est la condition indispensable pour qu’une tradition spirituelle perdure. Sans la présence de nombreux maîtres qui incarnent les enseignements, une tradition spirituelle meurt. Le challenge de spiritualités est donc de faire évoluer leur messages, leurs didactiques pour qu’elles restent en phase avec le monde contemporain. Cette mutation naturelle s’opère de nos jours dans le bouddhisme avec de nombreux maîtres qui ont accédé « à la racine de leur tradition ». De là, ils peuvent dispenser des enseignements adaptés à l’époque et profonds.

Mais revenons à nos moutons !

Taksang (La Tannière du Tigre) – Bhoutan
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Le lendemain de notre arrivée au Bhoutan, nous avons marché trois heures pour accéder à un temple à flanc de montagne : Taksang  (la Tanière du tigre). En ce lieu médita Gourou rinpoché, le maître qui introduisit le bouddhisme dans les pays himalayens. Le Bhoutan est un pays encore très fortement enraciné en la spiritualité. Ce pays est une monarchie. Depuis 2008 c’est une monarchie constitutionnelle.

Le roi du Bhoutan

Lors de mon voyage en 2009, j’ai à de nombreuses reprises demandé comment il considéraient leur roi, tous m’ont répondu avec le cœur. Je ne me suis pas arrêté sur les mots, leurs visages, leurs corps parlaient pour eux ! J’ai alors pris conscience qu’une royauté éclairée pouvait réellement exister. Mais les défis sont nombreux. Combien de temps ce magnifique pays va-t-il pouvoir rester imprégné par cette profonde tradition spirituelle ?

De l’ancien sacré vivant !

En visitant le pays, une chose m’a frappé :

Lorsqu’en France nous visitons un château, une abbaye… nous avons l’impression de visiter de l’ancien appartenant au passé.

En revanche au Bhoutan, j’ai eu l’impression de visiter de l’ancien toujours vivant ! En effet, si en France les châteaux ont perdu leurs seigneurs et tout le mode de vie qui va avec, si les abbayes ont perdu leurs moines, en revanche les temples bhoutanais sont depuis des siècles habités par des centaines de moines qui, au quotidien pratiquent de longs rituels sacrés. Ainsi les bénédictions de Padmasambhava sont restées vivantes et transmises de façon ininterrompue depuis le VIIIe siècle. Concrètement, lorsque nous visitons ce pays, ses temples et monastères, nous avons le sentiment de nous trouver au cœur d’une « puissante époque atemporelle » chargée de bénédictions.

Taksang (La Tannière du Tigre) – Bhoutan
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Après notre première journée de visite au temple à flancs de falaise, une large partie du groupe était déjà comblée : « C’est parfait… Je peux rentrer à Paris maintenant ! » m’a même dit une amie.

Cette magie est extraordinaire ! Je m’attendais à faire un beau voyage, mais je ne savais pas que ce point allait avoir un si fort impacte en moi. Il est difficile d’en dire plus, difficile de poser des mots. C’est comme si une sensation viscérale était venue nous rappeler que notre nature profonde est stable, immuable et emplie de bonté primordiale insondable.

Ce sont précisément les qualités du dragon. Le véritable nom du Bhoutan est Druk (prononcer drouk) et signifie le pays du dragon.

Voyage ou pèlerinage ?

La différence entre un voyage et un pèlerinage réside précisément en cette capacité du pèlerinage à « nous mettre en lien direct avec la fibre des sages ».

Drukpa Kunley est le personnage historique le plus populaire au Bhoutan. Ce fou divin dispensa ses enseignements de façon non conventionnelle. Il n’exclut apriori aucun  moyen habile pour libérer les êtres. Je vous conseille ce livre, un régal !

Le Fou Divin Drukpa Kunley

Et ce livre très complet sur le Bhoutan

J’ai quelques photos « épicées » bhoutanaises mais je vous les réserve pour un article dédié :

Comment chasser la honte et la pudeur !

Ilara (Inde)

L’arbre le Bodhi – L’arbre ou le Bouddha atteint l’illumination – Bodhgaya.

La dernière destination n’est pas très loin du Bhoutan, il s’agit d’Ilara, un petit village indien situé à 15 km de Bodhgaya, le lieu où le bouddha a atteint l’illumination.

Ce village n’a rien d’extraordinaire en soi, c’est l’aventure que je vous propose qui peut l’être : créer une école primaire dans ce petit village indien.

En janvier 2002, un mois après ma sortie de retraite d’un an, j’ai fait un pèlerinage sur les pas du Bouddha en Inde. Au terme de celui-ci mon visa avait encore deux mois et demi de validité et j’étais disponible. J’ai donc décidé de rester en Inde. Tout d’abord motivé pour parcourir toute l’Inde, je me suis laissé charmer par la douceur de Bodhagaya, j’y suis resté ! J’ai fait la connaissance de Shiva chez qui j’ai logé. Shiva et sa famille sont devenus des amis. Je l’ai ai revus en juillet 2011. C’est alors que j’ai rendu visite à Rinku, la plus jeune fille alors âgée de 23 ans, à Ilira où elle vit avec son époux et ses trois enfants. Je suis tombé sous le charme de ce joli village d’agriculteurs.

Ce jour-là un projet est né : ouvrir une école primaire pour les enfants non scolarisés. L’Ecole des Soleils germait !

L’association L’Ecole des Soleils est désormais créée et nous comptons ouvrir deux classes début mars 2013. Pour plus d’info sur le projet consulter le blog de L’Ecole des Soleils.

Projet de L’Ecole des Soleils

Je vous invite à découvrir le cœur du projet avec un court clip.

Voir le clip

Pourquoi extraordinaire ?

Si je place cette destination et ce projet comme destination extraordinaire c’est parce que, personnellement j’y trouve de l’extraordinaire. Depuis 2002 je suis allé huit fois en Inde et je m’investis désormais dans ce projet de création d’école. Comment pourrais-je avoir fait cela et me lancer dans ce projet si je n’y trouvais pas de l’extraordinaire ?

Voici, en quelque mots ce que je trouve extraordinaire :

Nous surprendre

L’Inde, c’est une succession de surprises chaque jour ; c’est se retrouver dans des situations et des lieux inattendus ; c’est une succession de contrastes ; c’est se sentir riche dans la poussière !

Nous ouvrir les yeux

L’Inde c’est souvent la pauvreté et la saleté. Mais lorsque l’on s’ouvre au regard de l’autre, on y découvre une lueur, mille et uns soleils qui valent bien plus que tout l’or du monde. Un voyage en Inde est donc initiatique qui le pouvoir d’effacer la saleté pour laisser briller les soleils.

Nous confronter à la pauvreté nous ramène sur terre, relativise les problèmes et recadre les priorités de notre vie.

Découvrir le soleil dans le regard des pauvres ouvre à une richesse intérieure qui autorise le dialogue avec eux malgré le fossé séparant nos culture et notre niveau de richesse (extérieure). L’Inde à ce pouvoir magique de nous offrir des rencontres de cœur à cœur. Au détour d’une rue, un simple regard prend une profondeur, une densité qui surprend. Mais ce regard dépend de notre ouverture à l’autre. L’Inde déstabilise beaucoup  certaines personnes.

L’ouverture du regard passe par l’ouverture du cœur. Quand celle-ci n’est pas « relativement aboutie » l’Inde est un pays qui bouscule, qui bouscule beaucoup. Si l’ouverture du coeur est déjà conséquente, chaque instant en ce pays est une bénédiction, telle est la véritable magie de l’Inde… et sans doute ce qui la tient.

Au retour de mon premier voyage j’ai été comme stupéfait, subjugué en arrivant en France : les rues étaient vides, hyper propres, les vitrines brillantes et luxueuses… mais les gens étaient ternes et moribonds. Ce sont les premiers mots qui me sont alors venus à l’esprit. Je ne m’attendais pas à un tel choc à mon arrivée !

Nous mettre en marche

Mes voyages en Inde ont ponctué ma vie depuis 2002. Petit rappel : entre 2000 et 2007 je suis resté 5 années en retraite stricte (1+4). Mes huit voyages ont eu lieu entre ces deux retraites puis après. A chaque voyage je me suis rendu dans les colonies tibétaines, en particulier à Bir où se trouve Shérab Ling, le monastère de Taï Sitou rinpoché. Ces voyages ont fait peu à peu murir en moi le chemin qui me correspond. Mes maîtres m’ont toujours laissé libres et m’ont fait confiance pour laisser murir mes projets. Le blog en est un, le projet de L’Ecole des Soleils en est un autre. Le suivants prendront forme ultérieurement, je ne manquerai pas de vous tenir informer.

Le lancement du projet de L’Ecole des Soleils est une action permettant de vivre concrètement ce que les enseignements du Bouddha nous enseignent : pratiquer la générosité sous toutes ses formes.

– Que se soit en aidant des amis indiens, népalais ou bhoutanais, j’ai depuis quelques années pris plaisir à soutenir concrètement de grands amis. J’aurai le plaisir de vous parler d’eux plus tard.

– En enseignant la méditation je prends plaisir à transmettre les enseignements du Bouddha et des nombreux maîtres qui ont pris le relais.

– En publiant sur ce blog, je découvre une nouvelle façon de transmettre. J’entends déjà les critiques fusées, oui la tradition himalayenne n’est pas encore très « branchée » blog. Il faut donc un peu essuyer les plâtres. De plus les occidentaux ont soit un complexe à prendre leurs responsabilités, soit de la jalousie à voir certains se risquer à transmettre le dharma. Mais une motivation sincère balaie d’un coup d’un seul la peur de la critique et la soif de la louange.

– Et pour finir, structurer peu à peu ce projet d’école en Inde permet d’aider de nombreux enfants et donc de familles.

Si je vous soumets cette destination extraordinaire, c’est parce qu’elle pourrait être une occasion de contribuer concrètement à un projet humanitaire.

En mêlant voyage et aide altruiste, ce projet est une grande source de satisfaction.

Actuellement nous structurons l’équipe.

Si vous avez des talents n’hésitez pas à nous contacter.

www.ecole-des-soleils.org

 

Un tel projet nécessite de nombreuses compétences. Si vous pensez pouvoir apporter votre pierre à l’édifice : welcome ! Si vous souhaitez simplement nous soutenir moralement, Welcome également. Si vous souhaitez nous soutenir financièrement, welcome !

Ah oui, j’ai oublié, je suis président de L’Ecole des Soleils.

Un voyage en Inde début mars 2013 ?

Je me rendrai sur place tout début mars 2013. Si vous voulez faire partie du voyage : welcome !