rino

Avant de commenter ces quelques propos méditatifs, je vous laisse la plume… Investiguez en vous, avec le REGARD… L’objet à considérer avec cette image n’est pas le rhinocéros mais vous, cet observateur-photographe.

Prenez le temps de lire, ressentir, voir… en vous…

De la vue naissent les mots. Des mots nait ce qui n’est pas la vue.

J’ai hâte de vous lire.

Aiguisons notre discernement

Après quelques semaines, je reprends la plume pour poursuivre l’écriture et nos investigations intérieures. Apprêtez-vous à aiguiser votre discernement.

Aujourd’hui, jour de la Toussaint, nous sommes invités à méditer sur la nature du Moi, cette « sensation viscérale » qui nous fait dire MOI, JE, LUI, ELLE…

Pourquoi la Toussaint nous invite à cela ? Parce que si nous y regardons de près, la relation que nous entretenons avec les défunts est une relation de nous-même à nous-même.

Il est probable que vous trouviez cela étrange, et pourtant nous devons accueillir cette réalité: songer aux être partis c’est honorer leur personne et générer en nous un type de relation à eux qui nous est propre.

Etes-vous prêt(e) à aiguiser votre discernement ? Voici une série de questions qui vont vous guider aux frontières de l’existence et de l’inexistence simultanées.

Examiner l’autre

Dans un premier temps, faites une pause, prenez trois longues inspirations accompagnées de trois longues expirations. Ces dernières sont les plus importantes. Pour ceux qui connaissent, il s’agit de pratiquer l’expulsion des souffles résiduels. Puis restez TEL QUE un petit moment.

[…] Méd.

Laissez émerger le souvenir, la présence, l’image… d’une personne. (défunte ou non)

[…] Méd.

Réalisez que ceci ne s’élève QUE dans votre esprit. Ceci est donc votre pensée, votre « création visuelle »… donc c’est EN VOUS et non extérieur. C’est donc VOUS et non l’autre. Tout ce que vous générez étant vous-même. Même si cela évoque autrui, ce qui apparait est vous. tout comme dans le rêve tout ce qui apparait est la création de votre esprit et non des objets et personnages réels.

[…] Méd.

Tout rapport que vous entretenez avec ce souvenir, « cette personne »… est donc un rapport de vous-même à vous-même. Tout cela est intérieur.

[…] Méd.

Oui la personne existe ou a existé, mais ce qui vous vient à l’esprit n’est pas elle mais l’idée que vous vous en faites, la représentation que vous en avez. Elle n’est pas là.

[…] Méd.

Néanmoins, en tant que sujet pensant à des personnes ayant (ou ayant eu) une certaine réalité, il n’est pas absurde de songer aux autres. Nous vivons ainsi. Le lien à l’autre a son utilité.

Réaliser que la relation à l’autre dépend avant tout de NOUS-MÊME, permet d’identifier les émotions qui sous-tendent nos pensées, paroles et pensées à l’égard d’autrui.

Désormais, laissez émerger diverses personnes et identifier le type de relation que vous avez avec elle.

[…] Méd.

Variez les personnes et les types de relations.

[…] Méd.

Puis choisissez une personne et essayer de laisser émerger plusieurs types de relations possibles.

Votre esprit est un miroir

On me demande souvent « Comment savoir si ce que nous pensons à l’égard d’autrui est juste ? ». Il est difficile de savoir si nous sommes dans le juste tant que notre mode d’être à autrui n’est pas celui des perceptions directes sans projections.

Mais il est un indicateur : les émotions qui nous traversent.

Si en songeant à quelqu’un votre coeur est empli de bonté, dans l’absence de jugement et fermement enraciné en la paix, il est probable que vous soyez dans le juste. En revanche si vos affectes vous inondent au point par exemple de lâcher des insultes (même secrètement), vous pouvez être sûr que votre égo vous joue des tours.

Donc la première chose à faire pour savoir si vous percevez « juste » face à autrui, c’est d’observer votre propre esprit. Entendez par là : observer vos émotions.

Si vous êtes objectif avec vous-même, que votre regard est neutre et que votre coeur est en paix, il est dit dans les textes que face à autrui vous serez au-delà de la soif de louange et de la peur du blâme.

Mais attention à ne pas vous méprendre, être au-delà de la soif de louange et de la peur du blâme peut aussi être l’objet d’un égo démesuré. Comment donc savoir si c’est dame sagesse qui vous anime et non mister égo ? La réponse est simple : la tendresse inconditionnelle ressentie pour autrui !

N’ayez pas peur que cette tendresse vous rende pas fade ou esclave d’autrui. Cela ne se produira pas car une réelle ouverture à autrui pleine de tendresse vous donnera aussi beaucoup de présence et de force. Mais ce ne sera pas la force du combat, cela sera une force tranquille, créative, douce et adaptée à la situation. Si elle se manifeste vraiment, en une seconde vous trouverez une forte tendresse en vous. Si tel est le cas, laissez alors votre intuition guider vos actes. Ils seront des miroirs de votre bonté et les miroirs reflétant les limites d’autrui. Mais ne vous mentez pas à vous-même, si la tendresse n’est pas présente, il y a de fortes chance pour que vous soyez plutôt sur le point de vous transformer en despote 😉

Le sceau venant certifier la justesse de votre regard est double : d’une part une grande force de pardon accompagne toujours dame sagesse et d’autre part votre justesse n’aura de cesse d’exacerber les démons qui danseront autour de votre coeur en paix tels des moustiques attirés par la lumière. La paix et la bonté ne sont pas les meilleurs amis des démons. Mais prudence: si une tendresse incdonditionnelle n’est pas présente, c’est mister égo qui est à l’oeuvre.

Le sceau de la justesse est fait avec la cire de la bonté. Cette cire ayant l’odeur du lâcher-prise.

Non-centre

Ceci nous ramène à notre rhinocéros et au texte qui l’accompagne.

S’il n’y a pas de centre

Quelle peut-être la cible ?

rino

Imaginez-vous personnellement chargé par ce rhinocéros, vous êtes donc la cible.

[…] Méd.

Cette cible est une sensation viscérale. Regardez-la droit dans les yeux. Que trouvez-vous ?

[…] Méd.

Si à la place de ce centre viscéral demeure un espace sans centre ni périphériequ’est-ce qui pourrait endurer la peur ?

[…] Méd.

Méditons l’union de ce non-centre et de l’espace

[…] Méd.

Semblable à l’espace demeure !

Au-delà de l’existence et de la non-existence

L’égo, le soi… cette sensation viscérale… se manifeste mais ne peut être localisée, décrite…

[…] Méd.

C’est l’union se manifestation et de sa non-existence.

Quelle merveille !

[…] Méd.

Ainsi lorsque des souvenirs chargés d’affects négatifs s’élèvent, qu’en faire ??? En fonction de vos états émotionnels, de vos « capacités », tendances… il existe mille et unes façons de procéder pour auto-libérer les affects. Car eux-même ne sont qu’illusions magiques ! Nos affects sont ET réels ET illusoires. Le réaliser peut prendre toute une vie.

Les spiritualités authentiques proposent des outils et cheminements à même de vous libérer des pièges de ce grand malin qui fait tout, l’égo.

Une fois que les pratiques spirituelles ont porté leur fruits, la soif de gloire, de réussite et de profit (signes de pauvreté intérieure) laisse la place à un doux contentement.

[…] Méd.

C’est le meilleur terrain pour inviter vos démons au buffet céleste. Lorsque nos défauts et nos « démons » rencontrent notre doux contentement, ils se dissolvent, ils sont transmutés. Ces défauts transmutés renforcent alors notre discernement. cette transmutation met un terme à mille et une quêtes !

C’est une façon abrupte d’accomplir votre propre bien en vous appuyant 1- sur votre douceur 2- sur vos défauts

C’est l’une des grandes portes d’entrée du palais de l’altruisme… où il n’est plus besoin de vous répandre en long en large pour valoriser vos actes car en le palais du contentement servir autrui vous importe plus que servir vos intérêts.

Lâcher-prise et nihilisme

On me demande souvent « Doit-on tout accepter et lâcher-prise? ».

Deux plans sont à considérer : votre lâcher-prise et le contexte.

Lâcher-prise est un préalable indispensable pour avoir une réponse adaptée à la situation. Le lâcher-prise, comme je l’ai écrit plus haut, est accompagné d’une grande force de pardon et de paix.

Mais de là, votre objectivité et votre intuition n’en sont que renforcées. En le lâcher-prise il est donc alors possible de poser des actes appropriés. Le lâcher-prise, le pardon et la paix apportent des réponses spontanées et justes. Celles-ci peuvent prendre diverses formes, des plus paisibles aux plus courroucées chez les vrais yogis !

Mais il y a un grand danger: sans la triple présence lâcher-prise/pardon/paix, le courroux n’est que folie, colère !

Sans la triple présence lâcher-prise/pardon/paix, l’orgueil est à l’oeuvre et le courage manque pour exprimer clairement son point de vue et le remettre en cause.

Si vous pouvez demeurez en paix et plein de bonté, laissez toute forme d’expression jaillir d’elle-même. Elle sera adaptée.

Si vous ne pouvez demeurez en une paix pleine de bonté, abstenez-vous et cultiver la patience. Elle est comme une plume qui poncera le rocher de l’orgueil. Une fois celui-ci disparu, vous réaliserez votre Grand Coeur.

Ce Grand Coeur pourra alors rentrer en la quadruple activité de pacification, accroissement, rassemblement et subjugation des démons externes, internes, secrets et très secrets.

Tout un programme qui ne peut-être abordé en subtilité qu’à la frontière de l’existence et de la non-existence de votre soi, de l’égo.

Un long parcours pour nous reconduire à la reconnaissance de notre nature profonde qui est bonté, justice, amour, pardon et paix.

Au-delà de l’extrême du Nihilisme

Vous connaissez l’expression « Qui peut le plus peut le moins ».  Connaissez-vous « Qui peut le moins peut le plus. »  ?

Pour faire bref : qui demeure en le lâcher-prise, peut s’abstenir de tout acte ou parole négative. Mais cela ne le dispense pas d’agir face à des situations « à redresser »… depuis la lâcher-prise. L’action relevant alors des 4 activités évoquées plus haut.

Puisse cet article, révisé un jour de Toussaint, contribuer au polissage de nos coeurs humains.

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