Pourquoi vous renaissez chaque seconde en fonction de votre karma

Cet article fait partie de la série « Le Karma, comme jamais expliqué ! ». Ces articles de fond vous donneront des clés, des angles originaux pour passer des concepts abstraits à une approche concrète au cœur de votre quotidien. Ici pas d’explications très compliquées (me semble-t-il) mais en lien avec notre quotidien.

L’article Le Karma, comme jamais on vous l’explique ! ayant initié la série vous présentera l’angle avec lequel nous abordons le terme KARMA.

Mais aujourd’hui cet article se veut pratique, pragmatique.

Emergence et résorption perpétuelle de l’égo

Il y a plusieurs façons de considérer le terme « mort ». L’angle que je vous propose est celui de l’émergence et résorption perpétuelle de l’égo, d’instant en instant l’égo nait puis meurt. Lors du sommeil il disparait et au réveil (ou dans les rêves) il se re-manifeste. Pour en savoir plus sur ce sujet je vous invite à relire l’article La réincarnation comme jamais expliquée.

En résumé, dans ces articles j’explique que nous passons par d’innombrables états psychiques au quotidien et que ces états ne sont pas conditionnés par notre environnement mais par notre tempérament, par les jeux de l’égo etc…

Pour ne pas être redondant avec ces articles de fond mais pour vous donner des outils pratiques allons droit au but :

Cultivez la présence à vos états intérieurs

La méditation sur la respiration par exemple est un excellent moyen pour cultiver la présence à nous-même. Cette présence se cultive, « se muscle ». Les outils pour la développer son nombreux et le chemin n’est pas sans obstacles. Ce chemin est appelé Chiné en tibétain, il est plus connu en occident sous le terme Samatha. Le syllabe Chi signifie « pacifier », « poser » et la syllabe signifie lier, demeurer. La pratique de chiné va donc constituer à poser l’esprit sur un support de méditation (ou de non-méditation) puis à rester uni à ce support.

Le chemin graduel du calme mental peut s’étudier dans tous ses détails et chaque étape du chemin donne lieu à des instructions de méditation spécifiques.

Parcourir soi-même ce chemin permet d’en expérimenter les étapes, les fruits, les pièges, les bienfaits, les subtilités… Il est dit qu’il faut une dizaine d’années de pratique assidue et intensives pour être expert. L’expertise en la matière n’a rien à voir avec un savoir intellectuel facilement transmissible. On ne s’improvise pas enseignant de méditation ! C’est aussi dangereux que de s’improviser instructeur de pilotage d’avion quand nos n’avons que la licence d’ULM 😉

Voici un excellent livre pour débuter ce chemin:

 

bokar rinpoche meditation

La méditation – Bokar rinpoché (maître tibétain)

 

Voir l’article au sujet de ce livre

 

Prendre conscience de l’origine de nos réactions

1) Cultiver l’attention

Rien ne sert de courir … Il est judicieux de développer un grand discernement dès le début du cheminement. Je vous invite donc à cultiver le calme mental qui est un excellent préliminaire à toute autre pratique. Cultiver le calme mental ce n’est pas d’emblée cultiver l’absence de pensée, non c’est cultiver l’attention.

2) Identifier le centre

Il s’agit d’identifier clairement par l’expérience qu’au cœur de toute expérience émotionnelle ou neutre, demeure un centre viscéral.

Qu’on le nomme « moi », « je », « égo » etc… peu importe, l’essentiel ici est de se connecter ici et maintenant à ce centre viscéral qui est le notre. C’est le moment d’avoir un égo, il ne s’agit pas de le cacher, de le nier ou de vouloir le transcender… Tout être doté d’un esprit a la capacité de faire émerger cet égo. Le débat sur la nature de cet égo est un autre débat. Quoiqu’il en soit, cet égo peut émerger et émerge.

Prenez-en conscience. Cherchez à caractériser ce centre, cette sensation viscérale. C’est le moment de vous y connecter jour et nuit, liez-vous à lui. Ensuite viendra le temps où nous le scruterons à la loupe. Dans un premier temps cherchez-le.

3) En voir l’émergence

Quand vous aurez pris l’habitude de le « localiser », il vous sera plus aisé de tourner votre regard vers lui au moment des émotions perturbatrices. Ce sera alors l’occasion de voir que tous vos états émotionnels viennent de lui, il en est la source et le fruit. Vous contemplerez alorsla deuxième Noble Vérité énoncée par le Bouddha : « Les souffrances ont UNE cause. »

4) Vos mécanismes

Si vous prenez conscience de vos états d’esprit au quotidien, vous allez peu à peu devenir lucide en permanence de vos états. Cela ne signifie pas que vous maîtriserez aisément ces états mais que vous en aurez conscience. Leur maîtrise est un vaste et profond sujet.

Quand votre attention sera suffisamment aiguisée, vous reconnaitrez que vos états émotionnels naissent de votre façon toute personnelle de réagir aux situations. Vous constaterez que vous renaissez sans cesse en des états sous l’influence de mécanismes personnels propres à votre tempérament. Généralement en emploie le terme Karma pour parler de ces mécanismes.

5) Laisser la place à « L’espace des possibles« 

Vous prendrez alors conscience que les clés sont dans vos mains : vous avez le pouvoir de vous prendre en main pour façonner votre avenir émotionnel !

Cette simple prise de conscience, sans jugement, vous donnera déjà un peu de liberté : celle de vous demander « Que faire ici et maintenant au cœur de l’action? »

Cette question ouvre « l’horizon de l’espace des possible ». A ce moment-là notre esprit peut s’en remettre à son infinie créativité. De lui peuvent émerger tous les types de pensées, tous les types de motivations… Notre vrai visage est au-delà de nos conditionnements du moment.

Nous ouvrir à cette dimension plus vaste de notre être fait s’élever un vent frais qui produit de la souplesse et optimise l’émergence d’une réponse adaptée à la situation.

6) douceur-vaillance

Mais ce vaste horizon des possibles ne s’élève que si  nous renonçons à la crainte, à la peur et à la lâcheté qui consiste à nous laisser assaillir par les émotions et à réagir par réflexe. La douceur-vaillance est donc la clé ! L’audace est l’un des moyens qui permet à la non-peur de s’élever, même si en général les maîtres disent que c’est l’audace nait de la non-peur. L’un n’empêche pas l’autre.

Vous serez alors aux portes de l’éthique… un vaste espace de choix qui demande patience, vaillance, non-peur et douceur à votre égard ainsi qu’à l’égard d’autrui.

La mise en application n’est pas sans difficulté !

Voici un livre que j’ai du lire une trentaine de fois ! Je vous le conseillerai souvent sur ce blog. Il aborde précisément ces notions de non-peur, douceur, vaillance, audace… et celle du cocon de l’égo.

 

shambhala

 

Shambhala – la voie sacrée du Guerrier – Chogyam Trungpa

 

En résumé

– Cultiver l’attention vigilante

– Identifier le « centre viscéral »

– Identifier son émergence dans les situations concrètes

– Déceler ses mécanismes (vos réflexes, tempérament…)

– Développer l’audace qui a pour fruit la non-peur

– douceur-vaillance

ecole-des-soleils-bandeau-promo1-600

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Filtre anti-spam * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.


Go to Top