La réincarnation comme jamais expliquée !

Préparez-vous à changer radicalement votre approche de la réincarnation.

Surtout si vous n’y croyez pas !

La réincarnation est un thème qui donne souvent lieu à des débats passionnés. Les uns y voient superstitions quand les autres y voient une vérité absolue. Ce sujet vaste et profond est présent en de nombreuses cultures et peut s’étudier sous plusieurs angles. Mais il en est un qui permet de remettre les pendules à l’heure et de lever de nombreuses zones d’incompréhension : la réincarnation perpétuelle ici et maintenant.

En 2000 ou 2001, j’ai assisté à un enseignement du Dalaï Lama en Belgique sur le thème de la mort, des bardos et de la réincarnation.  Toute la journée, il a abordé les enseignements traditionnels sur le sujet tels que vous les avez déjà entendus. Le Dalaï Lama conclut son intervention, quitta sa chaise sous les applaudissements puis partit. Il revint très vite au micro en rigolant et déclara :

« Il est excellent d’écouter ces enseignements. Mais ils sont surtout à réaliser de notre vivant. » Le Dalaï Lama 

Puis il partit en rigolant.

Cette phrase peut être entendue ainsi :

– Si nous comprenons les enseignements sur la réincarnation, après notre mort physique nous ne nous réincarnerons plus, nous maîtriserons notre destinée etc…

Mais elle peut être entendue sous un angle bien plus utile pour l’ici et maintenant :

– Tout ce qui semble expliqué sur la réincarnation pour un « après la mort physique » vaut déjà et surtout pour l’ici et maintenant !

En lançant cette phrase au moment de son départ le Dalaï Lama entrouvrait une porte magique, je me propose de vous en exposer le sens, les conséquences et donc la puissance. Ce nouvel angle d’écoute des enseignements sur la réincarnation sera en particulier utile à tous ceux qui considèrent que la réincarnation  est une superstition, un mensonge.

Personnellement, et comme le célèbre grand maître tibétain Choghyam Trungpa, je ne sais pas ce qu’il y a après la mort. Mais  à de très nombreuses reprises (quotidiennes !) je peux mesurer combien les enseignements sur la réincarnation son vrais et très utiles au quotidien. Il ne nous est pas demandé de croire en la réincarnation, mais il nous est donné de constater par nous-mêmes la véracité des enseignements sur les « renaissances ». Mais de quelles renaissances parle-t-on ?

L’angle ordinaire de la réincarnation

D’ordinaire, nous pensons que le terme réincarnation signifie la renaissance d’un esprit dans un nouveau corps physique après la mort. Ainsi nous pensons que tel individu a eu telle vie dans le passé, que celui-ci pourra renaître comme animal etc… Et nous nous questionnons sur nos vies passées, sur nos vies futures ; nous attribuons à l’esprit la capacité à ré-habiter un nouveau corps physique après la mort physique. Cette approche identifie un « principe » qui migrerait d’un corps physique à l’autre au fil des réincarnations. Nous ne nous arrêterons pas ici sur la notion d’existence ou de non existence de ce principe qui transmigre de vie en vie.  C’est un peu le débat de la bouteille à moitié pleine et de la bouteille à moitié vide qui n’en finit pas. L’ensemble des points de vue étant valides selon leurs angles respectifs. Les débats naissent surtout du fait que les uns ne se placent pas du point de vue de CELUI qui argumente sur telle ou telle vue.

 En général nous prenons les propos sur la réincarnation pour argent comptant ou nous les rejetons en bloc. Les enseignements traditionnels bouddhistes viennent même alimenter cette façon de considérer la réincarnation. En effet, il est dit qu’après la mort, en fonction de notre karma, nous pourrons renaître dans

le monde des enfers,

– le monde des animaux,

– le monde des esprits avides,

– le monde des hommes,

– le monde des demi-dieux,

– le monde des dieux.

La roue de l’existence symbolise ces renaissances. Elle ne fait que symboliser la réalité, mais nous devons apprendre à découvrir de quelle réalité il s’agit avant d’avancer l’inexactitude de l’enseignement.

La roue de l’existence

Le troisième cercle en partant du centre symbolise ces six mondes dans lesquels nous prenons renaissance « au fil de nos vies » ; l’objectif de la voie spirituelle étant de nous libérer du cycle des renaissances. Dans chacun de ces six mondes demeure un bouddha capable de libérer les êtres du cycle des renaissances.

C’était, brièvement, la lecture habituelle du terme réincarnation.

Ouvrons-nous à une autre lecture

En déclarant « Il est excellent d’écouter ces enseignements. Mais ils sont surtout à réaliser de notre vivant. » le Dalaï Lama nous invite à une autre lecture. Ce qui suit n’est quasiment jamais enseigné, et lorsque c’est enseigné les auditeurs ont une oreille encore plongée en la façon traditionnelle d’entendre.

Etes-vous prêt à découvrir un nouvel angle d’écoute ?

Le point central du premier enseignement du Bouddha est l’égo, la naissance de l’égo :

– A partir du moment où j’ai la sensation, la perception d’exister comme individu, je « nais ». Cette sensation viscérale, ce « centre », ce « moi » est appelée égo.

– Cet égo est le siège, le terrain, sur lequel se développent nos émotions perturbatrices grossières ou subtiles. C’est lui qui génère et endure les émotions perturbatrices.

Prenez un temps de pause et ressentez cette sensation viscérale : MOI.

[…]

Où la sentez-vous ? Dans la tête, le cœur, la gorge, les bras… partout ?

[…]

Peu importe votre réponse, elle est la vôtre et vous permet d’identifier votre égo. Vous avez la sensation d’exister, je pense donc je suis, je ressens donc je suis… Je suis donc je ressens…

[…]

C’est un fait, une réalité perçue, un vécu. Nous ne nions pas cela. Savoir si cette perception existe réellement est un autre débat. Quoi qu’il en soit, je perçois que JE suis.

Tous les matins nous réveillons et nous existons, nous avons faim, soif, nous sommes heureux, tristes, nous ressentons… bref nous vivons… c’est ainsi et c’est la magie que permet notre esprit. Les pierres n’ont pas cette capacité à se savoir vivantes… Nous sommes des homo-sapiens qui savent qu’ils existent.

Le repli en la carapace

Ce sentiment « d’être » est parfois vaste et paisible, mais il est parfois plus dense et inconfortable. Par exemple lorsque quelqu’un vient nous déranger, nous agacer, nous sommes un peu comme un crabe se recroquevillant dans sa carapace et nous nous crispons, nous nous énervons, nous réagissons, nous tombons dans les émotions perturbatrices. Parfois c’est la peur de l’avenir, la soif de consommation, la peur du blâme ou la soif de la louange, la jalousie, l’orgueil… qui nous assaillent. Bref, les occasions sont nombreuses pour constater que notre mode d’être est centré autour de cet égo qui nous fait réagir, vibrer, trembler, voire hurler !

Observons la naissance

Nous arrivons au point crucial de cet article.

Imaginons que nous nous trouvions assis dans un bus et qu’un individu vienne nous insulter subitement. Nos réactions pourront être très diverses ; il y a autant de réactions que d’individus. Considérons le cas de la personne qui va réagir avec colère, les autres émotions donnant lieu à des processus similaires, et analysons la succession des moments du processus réactionnel. Notez que le processus ci-dessous est décrit avec précision, nous n’avons que rarement conscience de toutes ces étapes. L’emploi du Je vise à nous mettre dans la peau du personnage :

– Je suis paisible

– Une situation (ici un individu agressif) se manifeste

– Je ressens une sensation qui « m’enserre à la gorge »

– J’ai chaud, ma respiration augmente, je deviens rouge

– Je suis énervé

– J’ai envie de cogner

– Je l’insulte et le frappe

– Etc…

Prenez un moment pour méditer cette scène.

[…]

Dans cette scène, ce qui nous intéresse est le moment où la sensation JE va se durcir, se cristalliser. C’est le moment où je me crispe, le moment où je ressens l’agression personnellement. Dans les secondes qui ont précédées ce sentiment était moins intense voire absent. Comparons cette sensation je au lien qui enserre fortement la botte de paille.

Prenez un moment pour méditer le lien de la botte de paille.

[…]

Ressentez ce Je ici et maintenant et identifiez-le au lien qui enserre votre être. Jouez à resserrer ce lien ou à la relâcher un peu, augmentez « cette tension » que constitue le Je.

[…]

Dans son premier enseignement, le Bouddha a dit que notre existence humaine est ainsi faite : il est naturel et habituel de ressentir cet égo.

Prenez conscience de ce fait au quotidien : J’ai un égo, c’est une sensation viscérale concrète.

Dans cette observation à faire un quotidien il ne s’agit pas de porter un jugement mais de faire un constat. Le jugement est peut être une tendance typiquement judéo-chrétienne.

Mais dans son premier enseignement, le Bouddha poursuivit en disant que cette sensation, ce centre, cet égo, pouvait ne pas être là. Car il est une sensation, une cognition qui n’est pas un état primordial (premier, antérieur) mais une perception, un état qui se manifeste dans un second temps. Cette perception, ce centre, naît dans un second temps. En naissant, ce centre, cet égo, va donner naissance à toute une réaction en chaîne :

– Je suis

– On m’agresse

– J’ai peur

– Je dois me protéger

– Je réagis

– …

Il y a même des étapes qui précèdent la première (Je suis). Tous les maillons de ce processus sont décrits dans les enseignements traditionnels, ce sont les « 12 facteurs interdépendants ». Ils sont représentés par les douze cases en périphérie de la roue du cycle des existences.

En périphérie se trouvent les 12 cases des 12 facteurs interdépendants

Et nous en arrivons donc à l’essentiel :

La naissance est ce moment précis où mon égo émerge !

Cet agresseur dans le bus vient réveiller avec force mon égo et je tombe en un type d’émotion conforme à mon tempérament.

Je nais en une émotion conditionnée par mon tempérament.

Cette émotion me plonge en un état psychique personnel ; mes voisins auront leurs propres réactions, leurs propres états psychiques.

La pertinence des enseignements sur la réincarnation

Vous devinez peut-être là où je veux en venir. La valeur des enseignements sur la réincarnation concerne surtout tous les mécanismes qui sont en jeu dans ce genre de situation. Notre quotidien est une succession d’instants où se jouent tous ces mécanismes de façon incessante. Notre vie est une succession d’états de conscience. Nos changements d’états ne sont pas le fruit du hasard ; chaque état et chaque circonstance « rencontrent » nos conditionnement, nos émotions… et donnent naissance à d’autres états. Notre vide, d’instant en instant est une succession ininterrompue d’états  se conditionnant les uns les autres. Il est dit qu’un instant comporte 24 instants !

TOUS Les enseignements sur la réincarnation sont surtout intéressent selon cet angle. Notons que le terme réincarnation est impropre, car il s’agit plutôt de renaissance. Remarquez que les termes facilitent la confusion. En entendant « réincarnation » il est naturel de songer au passage d’un corps physique à un autre. Mais si on étudie la terminologie des enseignements, ceux-ci ne parlent pas de réincarnation, ils emploient le terme renaissance, ce qui n’a pas de lien direct avec la notion de corps physique.

Ces considérations nous invitent donc à repenser complètement l’angle avec lequel nous écoutons et lisons les enseignements sur la réincarnation.

Hélas les enseignements sur la renaissance sont bien mal connus, il n’est donc pas étonnant de lire bien des erreurs sur le sujet. Si nous voulons tirer profit de cette belle science de l’esprit qui étudie ces mécanismes et nous donne des clés pour les comprendre, les apprivoiser et les dépasser, le plus judicieux est d’écouter les enseignements sur la réincarnation sur un plan psychologique. Tous les enseignements du Bouddha sont tournés vers la libération et non vers des superstitions.

Alternance des modes d’être

Notre esprit peut demeurer en différents modes d’être :

– L’état dénué de centre, d’égo. Cet état est appelé état naturel (primordial)

– L’état centré avec perception d’un égo

Si nous pouvions avoir une vision aiguisée de nos états d’esprit au quotidien, nous verrions que nous passons sans cesse d’un état à l’autre de très nombreuses fois par jour. Mais nous vivons selon le mode centré car ne prenons pas conscience des micro-moments de libération.

Les bardos

Nous passons sans cesse d’un état psychique à un autre.

Le terme bardo signifie état intermédiaire, transition. Les différents modes d’être possibles de notre esprit durant notre vivant se succèdent sans cesse. On les appelle les bardos. Ils sont généralement enseignés en prenant la mort physique comme référence. Mais ils sont surtout à entendre en considérant « l’émergence et la résorption de l’égo ».

C’est pourquoi le Dalaï Lama avait déclaré :

« Il est excellent d’écouter ces enseignements. Mais ils sont surtout à réaliser de notre vivant. »

Pour aller plus loin sur le sujet des bardos, du processus de la mort… :

Livre tibétain de la vie et de la mort – Sogyal Rinpoché

Et concrètement ?

Oui mais à quoi cela peut bien nous servir ?

Cet angle d’étude de la réincarnation, des bardos et des mécanismes cognitifs est d’une grande utilité. En étudiant les mécanismes qui façonnent nos états affectifs, nous pouvons prendre le contrôle et orienter notre futur vers des « terres pures », celles de la souplesse intérieure, de la joie, la douceur, l’humour… bénéfiques à soi-même et à autrui.

Dans des articles ultérieurs, je déploierai cette réflexion et donnerai des outils concrets. L’ensemble de la voie bouddhique est toute orienté vers la pacification et la transmutation des mécanismes en jeu dans les « renaissances ». Toute la spiritualité du Bouddha part son expérience directe et vise à nous libérer du cercle des renaissances en les états d’existences samsariques, c’est-à-dire des états où notre mode d’être est lié à l’égo. Nous pourrons étudier en détail de nombreux outils et moyens habiles. Ils visent à dissiper les voiles qui masquent notre nature éveillée, à pourfendre l’armure de l’égo, à épuiser les jeux subtiles que l’égo déploie pour auto-justifier son existence.

Il nous est donné de recevoir la sagesse de cette belle tradition, saisissons cette chance et reprenons le pouvoir sur nous-même !

Chants d’immortalité

Dans les enseignements Shangpa, la vie éternelle est enseignée dans les 5 Dharmas D’or sous le terme « Non-mort non errance ». Il y a un superbe livre de chants de réalisations de maîtres de la lignée à ce sujet. Un trésor ! Il s’agit du livre « Les chants d’immortalité » des éditions Claire Lumière. Voici le lien vers ce magnifique livre qui ne manquera pas de vous plaire.

Accéder au livre

Articles futurs sur le sujet :

– Les processus de la mort

– Que penser des Little Bouddhas (toulkous, maîtres réincarnés) ?

– Doit-on croire en la réincarnation après la mort pour s’éveiller ?

– Quels sont les 6 mondes de renaissance en l’ICI et MAINTENANT ?

– Comment me sortir de tel ou tel monde ?

– Vérité ultime, vérité relative et vérités pédagogiques

– Qu’est-ce que l’ignorance fondamentale ?

– De l’utilité des fausses croyances : la dent du Bouddha

– La roue de l’existence

– Puis-je endurer une situation sans lien avec mon tempérament ?

Ces articles seront envoyés aux abonnés.

Pourquoi ? Ces réflexions ne sont porteuses de fruits que si on les passe sur l’enclume de nos réflexions et méditations. C’est me semble-t-il ce qu’apprécient les abonnés… Je me ferai donc un plaisir d’échanger régulièrement avec vous sur ce thème.

Et vous, que pensez-vous de la réincarnation ? Que vous a inspiré cet article ?

 

22 comments

  • Françoise54 (9 mois)

    Ah enfin une explication de la réincarnation ou plutôt de la renaissance que je comprends, qui me parle… Tout ce que tu écris me semble vrai, sensé, je le vis. Et depuis longtemps je me demande comment ne pas retomber toujours dans ce cercle infernal des mêmes réactions aux événements, aux agressions… Merci Arnaud, merci !

  • Chantal Poffé (2 années)

    moi j’ai toujours cru en la réincarnation par exemple vous avez eu une vie ou vous avez été autoritaire ou vous avez exploiter les gens leur fait du mal être mauvais alors on vous fait revenir sur la terre pour vous punir de vos fautes vous avez une vie de chagrin de tristesses ou tout se que vous entreprenez échoue en bref vous payez pour les fautes de votre vie d’avant moi je crois en sa sinon pourquoi des gens qui n’ont jamais fait de mal à quiconque ont une vie ou ils ont beau faire tout se qu’il faut tout échoue ou il ne savent pas garder les gens sur qui il mette leur amour et en définitive il se retrouves presque seule
    Oui je sais sa à l’air bizarre mais s’est ce que je crois sinon pourquoi il a des gens la moindre choses qui font tout tourne toujours bien alors que parfois il ne le mérite pas et d’autres qui sont généreux gentils il ont beau faire se qu’il veule sa tourne toujours au vinaigre voilà ma réflexion sur le karma et la réincarnations bien à toi chantal tu connais la Belgique

    • Arnaud Guétcheu (2 années)

      Bonjour Chantal, oui on peut raisonne ainsi, ce n’es pas faux. Il y a beaucoup de façons d’envisager la réincarnation.

  • danielle (2 années)

    merci Arnaud
    j’ai passé l’après midi à vous lire et j’ai adoré parce que j’ai beaucoup appris avec vous , après avoir démystifier le karma en parlant de tempérament vous avez fait de même avec la réincarnation ou plutôt renaissance
    c’est tellement plus simple quand vous vous réappropriez les textes
    je suis toujours à l’écoute de vos articles et vous en remercie profondément j’attends la suite avec plaisir
    merci de tous ces partages

  • anne-marie (3 années)

    Bonjour,
    J’aimerai entrer en contact avec vous. La réincarnation attire mon attention, car j’ai vécu certains événements pas du tout ancré dans la culture européenne
    Merci pour votre lecture

  • […] La réincarnation comme jamais expliquée ! […]

  • […] Dans le processus de génération des émotions c’est précisément le processus de réincarnation qui est en jeu ! Découvrez ma façon inhabituelle de présenter la réincarnation à travers l’article La réincarnation comme jamais expliquée. […]

  • Michel Nguyen (4 années)

    Bonjour Arnaud, pour participer à ce débat… je te donnes le lien vers ma série de réflexions faites, sur le thème de Karma Mort et Renaissance et que j’ai écrites sur mon blog
    http://michel1955.blogspot.fr/2013/01/karma-mort-et-renaissance-4.html

    puissent elles être profitables à toutes et tous

    • Arnaud Guétcheu (4 années)

      Bonjour Michel, je prendrai de lire et de répondre à ton article. En ce moment c’est un peu le rush… J’ai noté la page… Bien à toi. Pour moi Karma et 4 Nobles Vérités sont mêlés tout comme le lait mélangé à l’eau… Cet article sur la Réincarnation pourra t’intéresser, il aborde précisément cela : http://www.terresderepos.tv/reincarnation/ Je me ferai un plaisir de faire écho à ton article où j’ai déjà vu quelques pistes de dialogue en faisant un rapide survol. 😉

  • angelique (4 années)

    bonjour Arnaud,
    merci pour cet article super intéressant, je voyais pas les choses sous cet angle, votre article m’a permis de voir la reincarnation ou renaissance sous un nouvelle angle.

    bonne soirée à vous.

    • Arnaud Guétcheu (4 années)

      Oui c’était précisément le but. C’est l’angle qui m’est le plus bénéfique et concret… au quotidien. Cet angle permet aussi à tous ceux qui sont septiques sur la réincarnation, de trouver une foule de bons conseils dans les enseignement sur ce thème. La spiritualité c’est aussi affaire de didactique et de pédagogie… au service du plus grand nombre et pour faire murir les plus beaux fruits…

  • Cédric (5 années)

    Merci beaucoup Arnaud pour cet article éclairant la renaissance ! J’ai beaucoup apprécié la clarification des paroles d’apparences légères du Dalaï Lama !

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Oui, derrière les paroles très simples des maîtres se trouvent des réalités profondes dont nos entendements habituels n’ont pas idée !!!! J’aurai l’occasion de revenir régulièrement sur ce genre de nuances. Lorsqu’on découvre tout ça, la magie opère et on découvre de nouveaux horizons, de nouvelles Terres de Repos ! Ce n’est hélas accessible qu’après un polissage de notre esprit… Si c’était si facile on le saurait déjà. Mais c’est pourtant accessible à tous, puisque tout cela réside en notre nature profonde, quelques soient nos croyances, cultures, religions, voire émotions perturbatrices énormes. Tout le chalenge réside donc à passer de l’intérêt pour ces voies spirituelles efficientes à leur pratique assidue intégrée au quotidien. C’est la pratique qui distille se fruits. Sans cela on passe à côté de tous le potentiel de ces voies, quand bien même nous en aurions aperçu les menus alléchants. 😉 Bien à toi.

  • Vincent (5 années)

    Bonjour ,
    Chaque instant, composé de l’univers entier connu et inconnu, rayonne, exprime son existence et cette « mémoire », cette empreinte rayonnée est la matière même qui compose l’instant suivant.
    Notre esprit, parce que c’est sa nature, colle ces instants les uns aux autres à la manière des images d’un film, puis les interprète.
    Ces « moi » sont parties intégrantes de la composition de ces instants.
    Au-delà du fait que l’on peut distinguer, dans le quotidien, un moi « outil », nécessaire à la vie courante, d’un moi « ego » qui lui, constitue le frein, le brouillard qui masque la Réalité, on ne peut que constater que chaque instant « naît » et meurt dans une suite ininterrompue.
    La renaissance du monde entier -et non pas d’un moi ou pire encore, d’un corps- se produit donc en permanence, à travers chaque instant. Pour préciser, on peut dire que le monde n’existe pas parce qu’il bouge et est impermanent mais c’est le mouvement même qui EST le monde. La série d’instants est le monde connu et inconnu.

    Bonne journée à tous.

    • Merci Vincent pour ce commentaire, on voit qu’il y a des experts.
      Je suis plutôt novice dans ce type de langage … par rapport à la langue des signes, qui est davantage mon domaine.

      Par contre je note:
      – le mouvement est le Monde,
      – la Langue des Signes est mouvement et expression
      Voici une raison supplémentaire pour laquelle la langue des signes est l’expression du Monde, de Soi. Elle est profondément humaine !

      Qu’en pensez-vous ?

      J’en profite pour vous faire passer une pétition : pour que la Langue des Signes soit reconnue dans les tous établissements pour Sourds (c’est une pétition aux USA … nos amis américains qui nous aident à développer la langue des signes en France et partout dans le Monde).

      Le lien sur : Facebook Papillon-Signe
      https://www.facebook.com/pages/Papillon-Signe/403262863047242?ref=hl

      Relayez l’info. Merci de vos visites !
      Et Merci Arnaud de m’accueillir sur ton site 🙂
      🙂

      • Arnaud Guétcheu (5 années)

        Oulala je suis franchement étonné!!! On ne pratique pas la langue des signes dans tous les établissements pour sourds ???? Tu connais les moudras ??? …. le signe qui n’est pas ce qu’il désigne…

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Merci pour ce commentaire que j’apprécie. Au sujet du « Moi outil » nécessaire au quotidien dans nos relations, celui qui jouit du dualisme (sans tomber dans la dualité), Drukchen rinpoché disait cet été :
      « Lorsque je vois tout ce que nous avons fait cette semaine (de retraite et de rituels) et en particulier ce beau spectacle de danse ce soir, je suis fier. J’ai un bel égo, un bon égo. »
      Oui le monde (perçu) renait en permanence… mais le monde physique a ses lois, ses cycles, ses accidents, ses dynamiques… qui existent quand bien même nous ne serions pas là. Mais dans le même temps il n’y a ce monde perçu que parce qu’il y a observateur.
      Pour conclure : oh merveille ce monde et l’observateur sont non deux !
      Merci Vincent pour cette contribution éclairée… C’est un plaisir d’y répondre… au risque de donner le mal de tête à mes lecteurs adorés… 😉

  • Bonjour Arnaud,
    Et merci de nous partager cette réflexion et cette phrase du Dalaï Lama :
    « Il est excellent d’écouter ces enseignements. Mais ils sont surtout à réaliser de notre vivant. »

    Je pense qu’il est difficile de livrer son opinion sur la réincarnation. Selon les croyances, religions, cultures de chacun, il est possible, ou non de l’envisager.

    Cependant, je perçois un delta commun à toutes ces croyances, pour avoir parlé avec plusieurs personnes de plusieurs religions : c’est de considérer qu’il y a des lois au-dessus des lois écrites pas les Hommes. Des lois de Dame Nature, des lois d’un Dieu (catholique, musulman …), des lois Spirituelles (bouddhisme)…

     » L’homme est un loup pour l’homme » : l’Homme ne peut pas se suffire à lui-même et à ses propres règles.

    Je pense qu’envisager la réincarnation, c’est une façon de prendre conscience que l’on fait partie d’un tout : de l’Univers, non pas seulement géographiquement, mais aussi au niveau de l’échelle du Temps.
    Echelle linéaire ou cyclique ? je ne sais pas.

    Ecouter et réaliser les enseignements du Dalaï Lama, est une façon sage, optimiste et fondamentalement humaine de vivre et d’avancer.

    Ce que j’aime dans le bouddhisme, c’est à la fois cette liberté de penser et cette sagesse d’action.

    Libre à chacun, de trouver son chemin de vie, de conscience, de culte.

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Bonjour Aurélie.
      (Je n’ai pas encore lu les messages ci-dessus.)
      Cet article est avant tout un article psychologique et non un article sur la foi, c’est plutôt de la phénoménologie… Bon, je passe à aux autres com… Merci.

  • Jonathan (5 années)

    Merci Arnaud pour cet article.
    J’ai beaucoup appris en te lisant. La renaissance est maintenant bien plus claire. A+

  • […] LIRE L’ARTICLE bardo bouddhisme mort réincarnation […]

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