Certaines chansons sont des pépites qui me donnent la chair de poule. Car elles reconnectent à ces sensations que vous aimeriez garder à vie; ces sensations qui vous font dire VOILA ! C’est ça !! et vous tirent de douces larmes de joie. Elles vous ont fait transcender le soi-ego qui génère et endure les affects négatifs. Vous venez de lâcher vos valises et votre coeur vous parle avec des signes qui ne trompent pas.

Ce sont ces moments qui ramènent à l’essence de la vie et que l’on souhaite partager… à Vie! Ils peuvent être une boussole pour ne plus perdre le nord, en tout cas ils donnent un cap. Le suivre est l’oeuvre de toute une vie. Découvrez comment l’Ami de Bien discernement peut vous aider.

Je vous recommande d’écouter plutôt l’audio, où bien des choses passent en plus de l’écrit. A écouter si vous avez vraiment 1h28 minutes devant vous, ou au moins l’introduction.

Tout ce qui nous ramène à de telles sensations est ce que l’on peut appeler des Amis de Biens. Ils vous aident à découvrir la pépite qui est en vous. Une fois cette pépite découverte, la voie est ouverte pour qu’elle exprime sa fibre, ses aspirations, ses talents, ses charismes… telle qu’elle.

Ces Amis de Bien sont de plusieurs ordres comme des qualités, des situations, des textes, des guides, mentors, compagnons de vie… qui vous aident à devenir actualiser vos potentiels, mais aussi à les accroitre.

Aujourd’hui, c’est votre Ami de bien discernement que l’on va inviter, VOTRE propre discernement. Il n’est pas forcément le plus facile d’accès, mais c’est l’un des plus précieux. Car Dame sagesse est sa muse.

Etes-vous prêt.e à l’accueillir? Allons-y.

Ces sensations qui vous tirent de douces larmes de joie sont toutes les reflets de ce qui fait votre nature profonde: votre bonté fondamentale. Ces puissantes sensations authentiques émergent de votre bonté fondamentale et vous pouvez vous y reconnecter « à la demande », car par définition votre nature profonde est toujours accessible, c’est votre « ADN spirituel« . Et si votre ADN physique mute de très nombreuses fois à chaque instant via l’activation ou désactivation de certains gènes au gré des facteurs environnementaux et psychiques, en revanche votre nature profonde (votre nature de bouddha) ne peut être altérée, elle est semblable à l’espace.

Des moments intenses de la vie peuvent vous ramener à cette bonté fondamentale au point de devenir une échelle qui vous permettra de mesurer la valeur des choses et actions qui vous tiennent profondément à coeur dans votre vie.

Quand vous avez touché des instants de VOILA!   Wouaaaaa!!  C’est ça!!  Vous n’êtes plus comme avant. La vie peut hélas vous « re-plaquer au sol », mais votre coeur a des ailes : vous pouvez cheminer pour les renforcer, les déployer.

Haut les coeurs.

Ces fortes expériences positives font faire un saut quantique à votre référence en terme de bonheur. Les sages bhoutanais que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans, et que j’ai suivis depuis, ont créé un impact positif si puissant que je n’en reviens toujours pas! Ils m’ont donné un élan puissant qu’ils ont ensuite alimenté, accompagné avec bonté, habileté, patience, sagesse, éthique et respect.

Sur la base d’expériences fortes, vous savez que la vie est faite pour que vous viviez heureux et ne fassiez pas le mal. Même si ce n’est pas facile comme chemin de vie. Des moments forts s’élèvent comme des évidences qui « illuminent » et ponctuent puissamment votre vie.

Ces moments denses révèlent votre réserve de bonheur qui ne demande qu’à se manifester. Vous êtes fait.e pour être heureux. Oui votre parcours peut être chaotique, mais vous pouvez suivre la voie des sages pour comprendre la cause des souffrances, la transcender et contribuer à ce que les autres fassent de même dans leurs vies. Tout ceci est possible, ce n’est pas de la poésie et vous pouvez vous l’offrir. C’est ce que j’ai osé faire en quittant temporairement le monde pendant un an et quatre ans où je me suis consacré à deux longues retraites dans la voie himalayenne. Je ne suis pas là pour vous inviter à ce type de retraite hors-norme, mais pour vous dire qu’il VOUS est vraiment possible de cheminer à votre rythme, dans votre quotidien tel qu’il est pour réaliser le mode d’être naturel de l’esprit antérieur à l’émergence de « complications superflues« . On le nomme notre nature de bouddha, l’éveil, la non-dualité…

Cet article est un peu aride, la poésie pourrait tout aussi bien parler.. En fin d’article je vous donnerai un lien vers un poème.

 

Plus bas nous abordons cette chanson.

Il est donné à chacun de réaliser le mode d’être naturel de l’esprit antérieur à l’émergence de « complications superflues ». Appelons cela comme on veut, cela ne relève pas des mots et ne peut s’appréhender par l’intellect. Pour cette raison, de nos jours, un nombre incalculable de citations de sages sont lues avec un niveau de superficialité exemplaire. C’est très prétentieux de ma part de dire cela, mais c’est ainsi. La vulgarisation de la sagesse fait que les êtres ne récoltent pas toute la richesse qui est pourtant au creux de leur coeur. Ils peuvent s’offrir mieux mais ne le savent pas. Ils n’osent pas explorer d’avantage les voies traditionnelle de façon méthodique, assidue et guidée. Parce que à l’ère du tout en un clic, on a perdu le goût de l’apprentissage, de l’effort, de la quête… Et peut être aussi parce que le terme spiritualité évoque des notions bien éloignées de ce dont il s’agit. Mais nous sommes au seuil d’une époque où les neurosciences nous présenteront enfin la spiritualité comme quelque chose de très très concret. Cet article va vous le montrer. Il faut être vaillant et ambitieux pour pénétrer les mystères. Les tièdes y arrivent rarement!

Balade musicale

Aujourd’hui, je vais vous inviter à un détour musical car, sans vouloir trahir la pensée des auteurs et des interprètes, je m’autorise à écouter des chansons sous l’angle de la non-dualité. Cela permet de se relier au mode d’être naturel de l’esprit antérieur à l’émergence de « complications superflues ». 

La suite de l’article peut être aride, voire indigeste. Si tel est le cas pour vous, sachez qu’à l’avenir goûter ce que j’évoque vous provoquera une ondée de grâce à vous en tirer les larmes de douce joie.

Vous offrir de lire cet article aux allures peu ordinaires jusqu’au bout c’est vous offrir de découvrir la pépite qui est en vous et en le coeur de chacun. L’aridité précède toujours la pluie.

Le rapport à soi et au monde

Le rapport à soi et au monde peut se développer sur plusieurs modes propres à chaque tempérament. Mais dans la voie contemplative Dzogchen du bouddhisme himalayen, on dit que le rapport à soi et au monde peut emprunter deux voies : le mode duel ou le mode non-duel. Vaste et profond sujet qu’il serait prétentieux et vainc d’aborder ici avec l’idée de vous faire expérimenter le mode non-duel. Tel n’est pas l’objectif de l’article.

Celui qui a pacifié son esprit au point de « dissoudre » ce centre viscéral nommé ego, voit s’élèver une expérience pleine de vie, de présence à Soi et à ce qui est. C’est « le mode d’être naturel de l’esprit« , avant qu’il ne se complexifie « plus qu’il n’en faut »… C’est le mode non-duel.

En revanche, si la perception d’un soi, centré, cristallisé… s’élève en force, alors le doute, les affects négatifs, les soifs inassouvies, les peurs et les chimères prennent le pouvoir. Nous sommes alors comme une feuille morte emportée par le vent de ses conditionnements, tendances, réflexes… qui font que « le naturel revient au galop« .

Ces deux voies que sont le mode d’être duel ou le mode non-duel naissent d’une seule base : votre esprit.

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle.

Mauvaise parce que nous sommes « responsables » de nos états d’âme, donc responsable de la saveur que prend notre vie. La bonne nouvelle c’est que si tous nos affects proviennent de l’esprit, ils n’ont pas un brun de réalité « solide »! Certes ils sont puissants, mais ce sont de grands magiciens, donc il est possible de les transcender. C’est tout un art, un « travail » passionnant.

Traiter de ces deux voies pourrait nous mobiliser bien longuement. Aujourd’hui je préfère juste évoquer un horizon : l’un des objectifs majeurs des sages est de nous conduire le plus vite possible à cet instant que l’on appelle l’introduction à la nature de l’esprit. C’est à dire cet instant où, par l’expérience directe, on prend conscience de ces deux voies issues d’une même base : notre nature de bouddha. Cet instant marque à tout jamais le coeur du méditant d’un doux sceau indélébile aux mille et uns bienfaits. C’est « l’entrée en le courant », l’entrée sur « la voie du Héros pour l’éveil« .

C’est à ce stade que la pratique des tantras prend tout son sens, et, en vérité, ils sont faits surtout pour être pratiqués à partir de ce point précis. Avant, ils sont utiles, mais ne délivrent pas toute leur puissance. La pratique des tantras comporte de nombreux « niveaux », mais tous sont en lien avec des symboliques qui indiquent ce qui doit être contemplé. Le symbole étant à la contemplation ce que le doigt est à la Lune qu’il pointe : ce n’est pas le symbole qui est à contempler mais ce qu’il désigne. Tout comme au restaurant nous ne dégustons pas le menu placardé en vitrine mais les mets en bouche.

L’ensemble des perceptions de  l’environnement sont le monde ET uniquement notre esprit.

A partir du moment où le méditant s’est reconnecté à ce mode d’être non-duel, l’ensemble des perceptions de son environnement sont perçues comme étant le monde ET uniquement son esprit. Il entre alors en une expérience ineffable où chaque mot et geste du quotidien peut être une clé, un symbole invitant à la contemplation incarnée en l’ici et maintenant. C’est ainsi que de très nombreuses chansons peuvent devenir du nectar à écouter sur plusieurs plans. Il en est qui se prêtent plus facilement à une lecture non-duelle et inspirée.

Je vous propose aujourd’hui l’une d’entre elle avec la chanson qui a marqué les débuts de la chanteuse Shy’m. Si vous n’avez pas déjà une certaine intuition du mode d’être non-duel, cette proposition d’écoute sur le mode non-duel peut faire flop et vous sembler étrange. C’est absolument normal. Cependant, tout ce qui suit, derrière les apparences, est hypra-pragmatique, terre à terre, enraciné en la vie ici et maintenant. La voie des sages ne relève pas d’un hypothétique ailleurs mais d’une « incarnation sacrée ».

Si vous connaissez le mode d’être non-duel, écouter cette chanson avec la certitude que les paroles vous invitent à contempler le mode non-duel et la nature des apparences. Si ces notions ne vous parlent pas, écouter néanmoins la chansons et retrouvons-nous ensuite. A chaque fois que je découvre certaines chansons sur ce mode, la chair de poule et de douces larmes se profilent… J’ai une belle playlist « non-dualité et lumière« .

Il va de soi, que cette proposition n’est absolument pas une tentative d’explication du texte de l’auteur.

Je vous retrouve tout de suite après avec un commentaire de certaines phrases.

Paroles de Shy’m

Nous pouvons avoir une écoute telle qu’on a l’habitude d’écouter une chanson et ces paroles sont inspirantes. Mais on peut aussi s’autoriser à les écouter sur le plan de la non-dualité. C’est ce plan que j’évoque ci-dessous. Si tout ce qui suit vous semble très hermétique ou abscons, c’est normal si vous n’êtes pas versé en ce genre de réflexion et de mode d’être. En explorant ce site Terres de Repos, vous aiguiserez peu à peu votre discernement pour découvrir de nouveaux horizons qui unissent intérieur et extérieur, votre environnement tel qu’il est et votre spiritualité. Et vous avez affaire à quelqu’un de très pragmatique 😉

Voyons quelques phrases de la chanson.

 

« Je suis une femme de couleurs »

Si on considère cette phrase depuis le mode d’être duel, où notre expérience de nous-même et du monde perçu est polarisée à partir de la saisie d’un soi-je, cette phrase évoque la femme venant de la Martinique. Mais autorisons-nous à quitter ce plan pour en considérer un autre.

Les scientifiques disent que le monde perçu est notre environnement mais qu’il est avant tout uniquement ce que génère « notre cerveau ». Mais peut-on dire que l’océan et le sable chaud soient votre cerveau? Évidemment non.

Donc comment accepter que ce soit le produit de notre cerveau et le monde en même temps?

La réponse se trouve dans ce qu’affirment les sages: TOUT ce que nous voyons, sentons, percevons, pensons, ressentons… est ce que génère notre esprit en dépendance de nombreux facteurs dont les stimuli qui impactent nos organes des sens. Tout est donc vide d’autre chose que Soi.

Vous aurez noté le « S » à Soi. Car il ne s’agit pas du soi, ce centre-je-ego auquel on s’identifie et auquel on prête une existence autonome, permanente et une. Notre Soi est donc notre esprit au sens large, c’est à dire les rayonnements de l’ensemble de nos consciences sensorielles et mentales. Oui, tout ce que vous voyez ici et maintenant, l’ordinateur, votre téléphone, votre environnement… est le monde mais votre esprit avant tout.

Même si certaines traditions spirituelles ne le disent pas clairement au cheminant, TOUTES abordent cela, c’est la notion de non-dualité. Pour les sceptiques, lisez Maître Eckart un grand mystique chrétien.  Toutes les traditions spirituelles invitent l’individu à cheminer pour transcender ses passions et renaitre à sa nature profonde où il ne fait plus deux avec tout le manifesté (le monde perçu). Il est conduit à réaliser qu’il est « Marthe et Marie » disent nos amis chrétiens: Marthe étant sa face incarnée et Marie la face qui contemple la nature ultime des phénomènes ici et maintenant. Profond sujet que nous ne faisons qu’évoquer, sans nous donner ici pour objectif d’en faire l’expérience.

A ce stade, le méditant réalise que l’ensemble des perceptions sensorielles et mentales sont le monde ET uniquement son esprit. Il expérimente alors que les sons, les odeurs, les saveurs, les images… sont lui-même car les apparitions-rayonnements de ses consciences sensorielles. Il doit se familiariser avec l’union de cette réalité ultime avec la réalité plus conventionnelle. Ici nous utilisons des mots, l’expérience directe est une toute autre affaire.

Je vous l’accorde, ce sont des propos très peu habituels et les réaliser par l’expérience est l’oeuvre d’une vie, ou un peu moins si on suit des voies habiles. Mais revenons à la chanson.

Que signifierait alors « Je suis une femme de couleurs » selon une approche non-duelle?

Si tout ce que nous percevons est notre esprit, tout est donc notre corps. C’est la notion de corps subtil et de corps vajra (indestructible). Nous sommes donc les couleurs! Notre esprit est « une femme de couleurs ».

Pourquoi serait-il une femme? Parce qu’il génère les perceptions, il les enfante. Tout comme un enfant est la chair même de la mère, puisqu’elle le « façonne » pendant neuf mois, les sons, les images, les odeurs… sont les enfants de notre esprit.

Si l’enfant et la mère se séparent au moment de la naissance, en revanche ce que produit l’esprit (les sons…) ne se sépare jamais de l’esprit. Les apparitions sensorielles sont et restent l’esprit. Elles émergent de lui et sont l’esprit, tout en étant le monde. Oui, faire le grand-écart entre ces deux vérités dépasse les limites de notre entendement du moment. C’est comme nous obliger à être une chauve-souris, mi-oiseau, mi-animal. Disons que nous sommes des « bipèdes« . C’est d’ailleurs le surnom qui est parfois donné au Bouddha.

Notre esprit est donc ce Roi-qui-fait-tout et ses « créations » : sons, odeurs, saveurs, sensations corporelles, odeurs et pensées. Il est un Joyaux aux mille facettes, le Joyau qui est l’Union de tous les Joyaux. On peut aussi dire Une femme de Couleurs. Les couleurs étant tout ce qu’il génère comme apparitions sensorielles et mentales.

Si vous n’avez pas l’habitude d’aborder ce genre de propos, les cheveux vous sont peut-être montés sur la tête. Soit de Joie, soit sous la force d’un doute abyssal. Quoi qu’il en soit, c’est excellent! Vous venez de découvrir ce qui est l’essence de textes les plus subtiles des grandes traditions spirituelles, même si certaines cachent trop souvent les interprétations de leurs textes fondateurs qui évoquent cela. La sève de certaines traditions semble être enfouie sous un peu de poussière, mais elle est cependant là et infiniment profonde, inaltérable.

Et il vous est possible de réaliser ceci pour sublimer vos perceptions : sans réaliser cela nous ne sommes pas en phase avec le Réel, nous n’en avons qu’une vision partielle, partiale, erronée. Certaine « normale » et humaine, mais bien loin de ce qu’il nous est possible de réaliser.

« J’ai mon île au fond du coeur »

Nous avons utilisé le mot esprit jusqu’à maintenant, mais nous pouvons le remplacer par Coeur. Si tout est généré par l’esprit, tout est donc le rayonnement de ce dernier. En faire l’expérience directe c’est réaliser l’esprit-coeur-d’éveil ultime (Bodhicitta).

Expérimenter directement que tout est le rayonnement de l’esprit ne supprime pas le plan de la perception relative habituelle et montre qu’ici et maintenant nous générons notre environnement.

Ici et maintenant devant nous, au-delà de ce qui est perçu rien n’est généré. A moins que votre imaginaire ne développe un paysage « imaginaire »… Tel un rêve, une illusion.

Nous générons notre environnement perçu et sommes ainsi sur une île générée par notre Coeur-esprit, en notre coeur. Nous avons notre île au fond du coeur.

Peut-être direz-vous que je tire les paroles par les cheveux. Précisons alors que l’écoute en mode non-duel ne passe pas par le mental mais « la vue ». Donc ce qui est perçu se révèle être en accord avec les mots. Ce n’est donc pas tordre le coude aux paroles, mais les laisser évoquer l’ineffable. Mais cette approche est vaine si on n’est pas placé en le mode non-duel.

« Un océan de couleurs »

Nous pourrions faire les mêmes commentaires que pour les deux citations précédentes. On en revient toujours au-même.

Les textes traditionnels utilisent abondamment les termes nectar, océan, terre pure, espace, corps-arc-en-ciel… pour évoquer la nature profonde des apparences (qui sont toutes générées par l’esprit).

 

« Affronter mes peurs en pensant au calme à la douceur »

Ici, nous abordons le seuil entre le mode duel et le mode non-duel. Le passage de l’un à l’autre est conditionné par la présence ou non de la saisie d’un soi-ego. Si ce dernier est crispé, saisi, conçu, pensé comme réel, embrassé… alors nous sommes en le mode dualiste où le soi-ego génère et endure les affects négatifs. Il est « la plaie et le couteau », pour citer une autre chanson. Cet ego-soi n’est pas inutile, mais il est la source de problématiques si on ne reconnait pas sa nature.

L’une des façons de desserrer l’étreinte de l’ego est de s’en remettre à notre bonté-fondamentale, la douceur… qui est toujours disponible en nous si on la sollicite en lâchant-prise. On pourrait dire qu’elle est toujours disponible, il suffit de manifester une grande dévotion pour elle. C’est l’un des moyens les plus simples et efficace pour dépasser nos peurs, émotions, limites. Mais s’en remettre à elle demande une forme d’audace, de confiance : lâcher-prise pour s’en remettre à elle demande de sauter dans le vide, de lui faire vraiment confiance. Il en est de même dans les relations.

Et ce saut dans le vide n’est possible que si on sait qu’on peut avoir confiance en notre bonté fondamentale. Il faut donc avoir été introduit.e au fait qu’on peut avoir toute confiance en le lâcher-prise tourné vers notre bonté fondamentale. C’est le rôle des initiations qui prennent de nombreuses formes. Rien n’est à exclure a priori comme moyen pour introduire à la puissance de cette bonté-fondamentale qui est en le coeur de chacun.

Une fois cette initiation effectivement reçue, il devient possible de transcender les peurs, les émotions perturbatrice, les doutes… grâce à notre nature profonde indifférenciée de la Grande Bonté Fondamentale.

Les majuscules sont apparues dans Grande Bonté Fondamentale car c’est en le mode d’être non-duel, a-centré, ouvert, vaste… que demeurent nos ressources les plus puissantes, souples et créatives. Le mode non-duel, la nature même de notre esprit est la Grande Bonté Fondamentale. En elle on peut se reposer.

 

« Ces mémoires qui redonnent le sourire »

Chaque instant de reconnexion au mode non-duel, à notre nature profonde, notre nature éveillée, apporte de grands bienfaits. Saint Thérèse d’Avilla, pour la voie chrétienne, parle de consolations. Balzac évoque la notion, peut-être sous d’autres angles mais voici :

« Je me suis juré à moi-même, à ma sœur et à ma mère, d’être la consolation, le bonheur et la gloire de mon père. » Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844

Chaque instant en le mode non-duel, est un sourire qu’on lui fait. Et il nous renvoie une nuée de sourires en retour.

Ce n’est pas un hasard si les le Bouddha est généralement représenté avec un demi-sourire…

« Vous dire d’où je viens qui je suis »

Le sujet reste le même. Et on aurait tant à dire en évoquant les deux modes duel et non-duel !!! Arrêtons-nous là pour aujourd’hui.

Mais je vous laisse avec cette question:

D’où vient l’ego?

Où est-t-il?

Où s’en va-t-il?

Méditer ensemble pour reposer vos neurones

Ce contenu était peut-être ardu voire indigeste pour certains. Viendra un temps où ce sera du nectar. Comme je vous le disais, de nombreuses chansons écoutées sous cette angle me donnent la chair de poule.

Pour maintenant reposer vos neurones, je vous propose la méditation guidée de la Tortue Wouaaa. L’une de celle que je préfère. Voir ci-dessous.

Mais avant…

Si vous avez lu cet article de plus de 3700 mots, vous faites partie de ceux qui ont tout pour réaliser des merveilles !!!! Vous avez fait preuve de persévérance et ne vous êtes pas laissé.e envahir par l’envie d’arrêter. C’est vraiment précieux !  C’est vraiment rare et c’est pour vous que j’écris ce type d’article. Vous êtes peut-être 2% à lire ce type d’article jusqu’au bout. D’ailleurs c’est simple, je vais sonder. Je saurai qui de mes abonnés sera venu lire l’article depuis la newsletter. Il me suffira de compter le nombre de commentaires pour évaluer combien sont allés jusqu’au bout. Les paris sont lancés. Je dis 2%. Et vous?

Cela m’intéresse de savoir ce qui vous a retenu sur cette page. Je serai ravi de vous lire. Merci de nous laisser un commentaire.

Pour aller plus loin et méditer ensemble

Le poème vous attend plus bas.

Le Temple Secret du Dalaï Lama   Au sujet des perceptions comme étant le rayonnement de l’esprit, lire l’article Le Temple Secret du Dalaï Lama.

  Commentaire d’un texte très étudié dans les monastère himalayens. Ce texte aborde la notion de Bodhicitta esprit-coeur-d’éveil. Accéder à la présentation PAWO…

Une approche innovante pour révéler la pépite que vous êtes et la laisser s’exprimer. Accès au Sublimes

Au fil de l’article je vous ai promis un lien vers un poème, le voici.