Si votre chemin du méditant est semé d’embuches c’est parce que l’inconscient met son grain de sel.

Aujourd’hui nous apportons de la clarté en vidéo.

En 16 minutes vous allez aborder :

– ce qu’est l’esprit

– pourquoi l’inconscient est un ennemi

– pourquoi l’inconscient peut-être un allié

– à partir de quel point la pratique des tantras devient réellement possible et puissante

– pourquoi vous êtes un.e magicien.ne

 

BONUS :  le Dalaï Lama et le garouda

 

Le Dalaï Lama et le garouda

 

Après la vidéo, je vous retrouve pour commenter cette photo du Dalaï Lama et évoquer un moyen habile de prendre le pouvoir sur votre inconscient.

 

La vidéo devrait être en ligne vers 20H00.

Le Dalaï Lama et le garouda

 

Le garouda, derrière la Dalaï Lama,  est un homme-oiseau fabuleux de la mythologie hindouiste puis bouddhiste. Sa symbolique désigne plusieurs choses dont le pouvoir du méditant sur son esprit-psyché. C’est l’un des moyens habiles qui permet au yogis de « prendre le contrôle » sur son inconscient.

L’essence du garouda est en lien directe avec votre propre nature de bouddha.

Derrière les propos qui suivent, et qui semblent nous parler de mondes fantastiques ou imaginaires, se trouvent des réalités subtiles concrètes en lien directe avec l’ICI ET MAINTENANT et vos propres états d’esprit et modes d’êtres. Les moyens habiles mis en oeuvre par les tantras pour nous aider à cheminer vers l’éveil, puis à déployer une activité éveillée au service des êtres, comportent mille et une facettes. C’est une véritable science de l’esprit. Ces moyens habiles non seulement aident la pratiquant sur le chemin, mais sont aussi les façons les plus « réalistes » que les sages ont trouvé pour décrire la nature même de l’esprit éveillé.

C’est pourquoi les enseignements comportent une interpénétration de vérités relatives, pédagogiques et ultimes. C’est à dire que certains symboles jouent sur ces trois plans. C’est le cas du garouda : « il » est non seulement une aide au méditant, le symbole de forces vives de sa psyché mais aussi un « tableau » du mode d’être éveillé des yogis.

En chemin, le méditant découvre peu à peu la véracité de ces différents plans et types de vérités. Ce qui fait toute la Joie du tantrika.

Ceci étant précisé, nous pouvons maintenant parler un peu plus du garouda… sans vous effaroucher 😉

Le garouda fait partie de la classe des êtres semi-divins à ailes et bec d’oiseau. Il est l’ennemi des nagas qui sont des êtres assimilés au domaine animal bien que proches des dieux par certains aspects. Les nagas règnent dans les mondes souterrains, les eaux et contrôlent le temps et la pluie. Ils font donc un peu la pluie et le beau temps… Ils ont généralement la forme de serpents. C’est pourquoi le garouda tient un serpent entre ses griffes et son bec. La garouda dompte et assermente les nagas. D’ennemis il les transforment en alliés sur la voie de l’éveil et les met au service des êtres. Les garoudas peuvent prendre forme humaine et interférer avec le monde des êtres humains.

Il y a plusieurs pratiques méditatives liées au garouda, dont une que nous pratiquions chaque soir avant de nous coucher pendant ma longue retraite de 4 ans.

Un peu de patience

S’il est tentant de vouloir découvrir ces pratiques, il faut savoir que leur pratique véritable n’est possible que sur la base d’une introduction effective à la nature de l’esprit. C’est à dire que, même si de nos jours les initiations tantriques par les maîtres himalayens sont devenues à la mode et convoitées, il est grandement préférable de prendre le temps de développer des fondations solides et profondes avant d’envisager ce type de pratique. Non seulement parce que l’introduction effective à la nature de l’esprit n’est pas chose aisée, mais aussi parce que pratiquer trop tôt ce type de méditation peut cristalliser certains aspects de la psyché plutôt que de les dé-tendre. C’est pourquoi il vaut mieux éviter de jouer avec les divinités aux allures courroucées sans voir une ferme assise en l’éthique, la générosité, la patience… et autres vertus transcendantes.

Mais, à partir du moment où le méditant à un « certaine intuition directe » de la nature de l’esprit, des pensées, des phénomènes, ce qui ne relève pas de l’intellect mais de l’expérience directe, alors certaines instructions peuvent lui être données. Soit des rituels complets et progressifs nécessitant initiation et instructions, soit des instructions de méditation qui vont droit au but.

Se mettre en marche pour devenir un réceptacle adéquat à ce type d’instructions n’est pas sans challenge. Par magie, s’en remettre à une tradition authentique et à des maîtres qualifiés est possible de nos jours là où nous habitons. Nous sommes très fortunés.

Quelques questions

Avez-vous parfois l’impression que votre inconscient vous place en des impasses, ornières, labyrinthes, sommeils, émotions… ? Quels sont les obstacles particuliers que vous aimeriez dépasser ? Qu’ils soient en lien ou non avec la méditation.

Pour aller plus loin

Avant de passer à des notions directement liée au garouda et à l’inconscient, je vous conseille de découvrir des notions relatives à « la vue », c’est à dire aux objectifs centraux des enseignements du Bouddha. Et pour ce faire, nous retrouvons le Dalaï Lama