Cet article fait partie de la série «Le karma comme jamais expliqué ».

Vous souhaitez savoir comment éviter votre karma ?

Dans l’article qui lançait la série, j’expliquais que le karma est notre tempérament. Pour relire l’article et comprendre cet angle je vous invite à relire l’article initial : Relire l’article le Karma comme jamais expliqué

Il est important que vous ayez lu ce premier article pour envisager ce qui suit. L’approche que je vous propose concerne nos modes de fonctionnements habituels qui sont en jeu à chaque seconde en nous. Dans cette approche, nos émotions, nos façons de vivre les situations sont le résultat de notre tempérament. Personne d’autre que nous n’est responsable de nos émotions ! J’utilise le terme tempérament car il est beaucoup plus concret que le mot karma ; il nous met surtout face à NOS responsabilités !

ATTENTION : cet article est une approche « psychologique » du karma et non une approche « historique ». Les évènements tels que les guerres actuelles, les épidémies etc… relèvent des interconnexions entre les individus et leurs « tempéraments » respectifs. Pour moi, être victime d’une guerre n’est pas affaire de karma mais d’injustice cruelle ! En revanche la façon de la vivre est affaire de karma. Puissent les évènements violents de notre monde s’apaiser et la souffrance des êtres se dissiper…

Pourquoi vous devez endurer votre karma et comment l’éviter

Quelles que soient les situations qui se présentent à nous, nous les vivons par les filtres de NOS conditionnements, de NOS émotions, de NOS attentes, de NOS craintes, de NOS réflexes… LA SAVEUR de ce que nous vivons est donc radicalement conditionnée par notre tempérament. Donc, la saveur des évènements n’est pas le fruit du hasard. TOUTES les saveurs que j’endure sont le fruit de mon tempérament. Et je n’ai pas le choix : je ne peux vivre les situations qu’à travers MON tempérament. Je peux éventuellement « composer », me tempérer… mais uniquement dans une certaine mesure qui est fonction de mon tempérament.

Ainsi, face à une situation je ne peux qu’endurer mon tempérament, mon karma. Tout ce que j’endure est mon tempérament. Notons que j’emploie le verbe « endurer », mais cela vaut aussi pour des verbes plus agréables. Il nous arrive donc ce qui doit nous arriver… En d’autres mots : si je suis doté d’une douceur sans borne, une personne agressive déclenchera en moi une grande douceur à son égard; si je suis plein de colère l’ambiance risque d’être tendue… et j’endurerai la colère ! Dans la même situation, ces deux extrêmes me feraient vivre deux situations différentes.

« On ne peut pas éviter notre karma. » Dans cette phrase le terme karma est trop souvent pris pour « fatalité », « destinée »… comme si tout ce qui nous arrive était écrit à l’avance. C’est une erreur de raisonner ainsi. Mais nous devons apporter quelques précisions de plus pour être au clair à ce sujet :

Où karma et accident se rejoignent ?

Le dharma, l’enseignement du Bouddha, insiste sur la loi de cause à effet (la loi du karma). Mais cela n’est pas contradictoire avec la notion d’accident. Si une personne se fait heurter par un poids lourd et décède, cela ne signifie pas que ce décès était « écrit » d’avance. La loi de cause à effet indique simplement que divers facteurs ont conduit cette personne à cet endroit à l’instant T et d’autres facteurs ont conduit le poids lourd à ce même endroit au même instant. La loi de cause à effet n’indique rien d’autre que cela. Les conditions étaient réunies pour que l’accident ait lieu. Tant de facteurs dépendent du camion et de son chauffeur, qu’il est facile de comprendre que le décès de cette personne n’était pas écrit. Compte tenu de la réunion des conditions l’accident s’est produit. L’accident est la résultats d’une accumulation de facteurs qui ont concouru à produire l’accident. Dans la loi du karma il n’y a pas donc pas d’accident mais que des effets produits pas des causes. Cette personne est donc décédée parce qu’elle se trouvait là à ce moment là, et non pas parce que « c’était écrit. »

En revanche, supposons que cette personne ne décède pas : sa façon de vivre sa convalescence lui sera toute personnelle et fonction de son tempérament. Pour certaines personnes un accident grave et les souffrances physiques sont une épreuve insurmontable, pour d’autre l’épisode est moins douloureux et pour d’autres encore les séquelles très lourdes sont même une source de bénédictions !

Tout dépend de leur tempérament.

2 vidéos remarquables


Pour illustrer cela voici deux vidéos remarquables :

En tout début d’émission (à partir de 5’52 »), regardez le témoignage de cette femme pour qui avoir perdu un bras et deux jambes fut une source de bénédiction !

Dans cette autre vidéo admirez la vitalité qui se dégage de ces personnes sévèrement amputées ! Si vous ne voulez pas passer trop de temps devant la vidéo je vous conseille le passage à partir de 2’18 ». C’est peut être l’un des plus facile à regarder bien que très déstabilisant.

Après ces vidéos nos petites affaires personnelles sont toutes relatives !

Comment vous pourrez vous soustraire à vos conditionnements

Chaque personne ne peut se soustraire de ses propres conditionnements, de son tempérament. Nous sommes donc « condamnés » à endurer notre tempérament ! Tout ce qui nous arrive (sous-entendu la saveur de ce qui nous arrive) n’est pas le fruit du hasard.

Ces propos peuvent sembler sans espoir. Et pourtant c’est ainsi ! Si nous n’entreprenons pas de travail spirituel, nous serons menés par le bout du nez par notre tempérament.

Oui, il y a un moyen ! Bien que relativement bien enraciné, notre tempérament est néanmoins malléable, impermanent et capable d’évolution.

Pourquoi ? Parce que le tempérament est virtuel !

Tout ce qui nous enchaîne à notre tempérament est affaire de répétitions, habitudes, réflexes… Mais fondamentalement notre esprit est au-delà de cela.

Si notre mental et nos affects sont formatés, il n’en demeure pas moins que la nature de notre esprit est une base neutre, spacieuse au cœur de laquelle tout se manifeste, tout peut se manifester. Notre nature profonde est vierge, spacieuse, souple, grande ouverture… Tout ce qui s’élève au sein de l’esprit n’est que passager… Rien ne peut souiller cette base spacieuse, ouverte et Grande Sérénité…

Oui mais… que faire ?

Le challenger pourra s’orienter vers deux pôles :

– assouplir tout ce qui constitue ses conditionnements, ses émotions…

– chercher à contempler cette nature profonde au-delà de son mental et de ses affects

Ces deux pôles sont ce que l’on appelle « Accumulation de mérite » et « Accumulation de sagesse ». Tout un programme !

L’ensemble des moyens habiles des spiritualités nous permettent de travailler sur ces deux pôles. Peu à peu notre esprit se « raffine » et nous voyons nos réactions changer avec le temps. Les mêmes situations anxiogènes par le passé deviennent plus supportables voire agréables ! Nous avons modifié notre tempérament, nous avons « purifié » notre karma !

Le bouddhisme tibétain est particulièrement puissant pour cela. De plus les pratiques qu’il propose sont belles et puissantes. C’est le cas de la pratique de Dordjé Sempa qui est une pratique tantrique de purification.

Vos obstacles deviendront du nectar !

Il est dit qu’un bouddha peut plonger en enfer tout comme le cygne plonge en l’eau glacée !

Désormais, soyez certain d’une chose :

Toute situation problématique est le parfait moyen pour nous révéler notre tempérament. Les obstacles sont ainsi les meilleurs miroirs ! Et les meilleurs maîtres ! Ils nous montrent combien il est important de nous engager dans un travail spirituel assidu et au long terme.

Accepter que les situations dérangeantes soient de précieux miroirs les transforme en amis ! Au moment de leur rencontre, nous sommes comme sur un rond-point : à nous de choisir la bonne sortie !

A nous de nous donner les moyens d’avoir le choix de la sortie… Sans un tempérament lucide, souple et « armé » pour agir en faisant ses choix, nous serons toujours esclave de notre égo, de nos affects, de notre tempérament.

Aujourd’hui nous avons cette très grande chance de pouvoir étudier de très nombreuses voies de développement personnel, de nombreuses traditions spirituelles… Nous avons du temps pour le faire (quoique l’on dise !), nous sommes libres de le faire, nous avons tous nos sens pour étudier, réfléchir et pratiquer. Nous sommes dans un pays où la liberté spirituelle est un fait… nous sommes dotés de toutes ces libertés. Nous somme ainsi au cœur d’une précieuse existence humaine. Mais sa valeur réside surtout en ce que nous pouvons faire germer et briller: notre nature de bouddha qui réside déjà ICI et MAINTENANT dans le creux de notre poche. Il est temps de découdre ces poches…

Vous êtes sur la bonne voie…

Dès demain, ou dès maintenant, voyez comment les situations vous parlent de vous-mêmes. Prendre conscience de la façon dont elles viennent chatouiller notre égo est une excellente façon de réaliser les deux premières nobles vérités énoncées par le Bouddha :

– la vie est emprunte de souffrances

– la cause des souffrance (leur siège) est unique : l’égo

Prendre conscience (viscéralement) de cela c’est déjà faire un énorme pas vers la solution. Celle-ci réside en la troisième Noble Vérité énoncée par le Bouddha :

– la nature de l’égo est illusoire, il est donc possible d’être sur un mode d’être au-delà de l’égo donc au-delà de la souffrance : le nirvana

– pour parvenir à ce mode d’être et pour y demeurer, on peut suivre divers conseils, parmi lesquels les enseignements du Bouddha.

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