Comment se défendre des obstacles

Cet article participe à la croisée des blogs de développement personnel.org. Il est organisé par Mikael du blog Wikoaching avec comme thème :  « Peut-on réussir sans apprendre à se défendre ? »

Le bruit pire ennemi ou ami de la méditation?

Nos vies étant ponctuées d’obstacles, nous avons deux solutions :

– fermer les yeux, serrer les fesses, endurer, voire aimer « le sel de la vie »

– nous questionner et trouver les moyens pour dépasser les obstacles, les intégrer, voire en faire des sources de bienfaits !

Avec la série d’articles « Se défendre pour réussir », je placerai nos réflexions dans le domaine de la méditation et du développement spirituel. Ce sera l’occasion d’entrouvrir la porte d’un vaste et profond sujet : les protecteurs. Nous irons des méthodes relaxantes aux divinités courroucées des tantras.

Dans ce premier article j’aborde principalement les types d’obstacles et, en fin d’article, une façon radicale de demeurer au-delà de la notion d’obstacle.

Les obstacles

Si le cheminement spirituel et la pratique de la méditation ont divers objectifs, ils ne sont pas sans être dénués d’obstacles ; il en est de même dans la vie en général. Si nous considérons les obstacles comme des « phénomènes » contre lesquels nous devons nous défendre, nous protéger, lutter, alors en effet la réussite spirituelle et/ou méditative doit passer par la défense. C’est la « mission », la raison d’être des protections, des protecteurs.

Faisons un rapide tour d’horizon des types d’obstacles.

Qu’est-ce qu’un obstacle ?

En tibétain obstacle se dit bartché. Est obstacle tout phénomène qui fait obstruction sur notre chemin. Qu’ils soient mondains ou spirituels, les obstacles sont variés, inhérents à la vie. Considérons ceux qui sont en lien avec la méditation et la spiritualité.

Si on réfléchit à tous les types d’obstacles que je vais exposer, il y a de fortes chances pour que l’on soit démoralisé, pour qu’on baisse les bras avant même d’avoir fait le premier pas. Et pourtant, tout ce qui suit n’est que le tableau de notre vie, de notre condition. L’approche qui consiste à fuir ces considérations est fréquente, signe d’un certain manque de curiosité et surtout l’affaire d’un sérieux manque de courage. Chercher mille et une façons de sortir TOUT VICTORIEUX de ces obstacles, voilà un challenge qui demande de la vaillance et une bonne dose d’huile de coude ! S’engager sur cette voie de la vaillance permet d’aller chercher et d’exploiter tout le potentiel de notre précieuse existence humaine.

Les obstacles extérieurs

Le manque de temps pour la pratique, certains passe-temps mondains ordinaires, le manque d’espace propice à la pratique, un environnement trop bruyant ou « inadéquat », un entourage n’acceptant pas notre pratique spirituelle, le manque de moyens pour se mettre en retraite méditative, un pays dans lequel nous n’aurions pas la liberté d’étudier et de pratiquer la méditation, la spiritualité… etc etc…Toutes ces conditions sont extérieures à nous-mêmes et nous n’avons que peu de marge de manœuvre sur elles. Je ne suis pas de ceux qui vous conseilleront de prendre le large… au contraire : les obstacles et votre vie TELLE QU’ELLE EST sont parfaits pour vous aider à vous élever ! La difficulté réside à les intégrer sur le voie.

Mais il est des obstacles extérieurs sur lesquels nous avons un certain pouvoir : notre attirance pour les « fastes du monde », pour les divertissements ordinaires…

Les obstacles intérieurs

Le manque de motivation pour la pratique, la fatigue physique, les émotions perturbatrices, les distractions, le manque de vigilance, le manque de discernement, les problèmes médicaux, les cogitations, l’absence de concentration et les trop nombreuses pensées durant la méditation … constituent des obstacles intérieurs à la méditation et à l’avancée spirituelle.

Les obstacles secrets

Les obstacles secrets concernent nos vues philosophiques, idéologiques, dogmatiques : les vues erronées, les superstitions mensongères, l’absence de confiance en la méditation, en la voie spirituelle, en l’école qu’il nous est donné de pratiquer sont des obstacles secrets qui freinent notre cheminement. Ils sont normaux et fréquents, mais il convient de les dépasser. Sinon, notre cheminement restera lent voire stérile. Il pourra même ralentir au point de mourir. Méditation et spiritualité deviendront alors que de vagues souvenirs avant même que nous ayons pu en récolter des fruits suffisamment précieux pour juger de leur valeur. Nous serons passés à côté d’une mine de joyaux… qui demeurent DEJA en nous ici et maintenant !

Les obstacles très secrets

Bien qu’enracinés en une spiritualité « avancée », nous pourrons néanmoins ne pas gouter aux « fruits ultimes » de la voie spirituelle. Il faudra une grande maturité et une grande assiduité pour avoir des expériences profondes, les répéter, les stabiliser puis les intégrer au quotidien. Il y a de très nombreux obstacles qui freinent ces étapes subtiles. Des obstacles très secrets sapent à la racine les expériences contemplatives et les empêchent de muter en réalisation stables et définitives.

Photo ©Arnaud Guétcheu

Les obstacles à l’activité

Les grands maîtres qui réussissent à se hisser « aux sommets de la contemplation » entrent ensuite spontanément en activité pour le bien des êtres. Leur activité altruiste se déploie alors selon différents modes propres à leur tempérament, à leur style, à leur époque… Mais, tels des caméléons, ils déploient leur activité en harmonie avec les prédispositions, les tempéraments et les aspirations des êtres avec qui ils ont des connexions : ils les aiment spontanément. Cependant, le déploiement de leur activité altruiste au service d’autrui n’est pas sans rencontrer d’obstacles. Ces obstacles sont bien souvent issus directement des dispositions de ces êtres. Toute la difficulté pour un maître est donc de « danser avec l’esprit du disciple ». Et les types de danses sont variés. (Il est très frustrant d’évoquer des sujets en les survolant. 😉 )

Les exemples de grands maîtres ayant des difficultés à déployer leur activité sont très nombreux.

Si nous ne nous posons pas les bonnes questions et si nous ne nous donnons pas les moyens de dépasser ces obstacles extérieurs, intérieurs, secrets, très secrets et propres à l’activité altruiste, nous passerons à côté de tout le potentiel de notre précieuse existence humaine.

Voici donc achevé un bref tour d’horizon des obstacles possibles. Entrer dans les détails vous aurait fait sans doute fuir la méditation et la spiritualité à tout jamais 😉 Mais le poids de ce tableau ne fera que rehausser l’espoir et l’enthousiasme qui pourra maître à la lecture de ce que suit.

Comment dépasser les obstacles ?

Si on prend conscience de ces obstacles, nous comprenons qu’il est nécessaire de trouver des antidotes, des moyens pour dépasser ces obstacles voire pour les prévenir. C’est précisément pour cela que l’ensemble des spiritualités et outils de méditation ont vu le jour et sont transmis depuis des milliers d’années de façon vivante de maître à disciple.

Chercher des Amis de Bien

Photo ©Arnaud Guétcheu

Les termes maître et disciple donnent de l’urticaire à certains. N’ayons pas peur des mots ! Laissons de côté un instant les clichés qui plombent trop vite l’ambiance pour au véritable sens des mots :

Si nous voulons éviter ou dépasser certains obstacles extérieurs, intérieurs, secrets, très secrets ou lié à l’activité altruiste, il est très utile de demander conseils auprès de ceux qui connaissent les dangers de la route, les raccourcis et savent lire la carte du chemin spirituel. Hélas en matière de méditation et de spiritualité trop nombreux sont ceux qui réinventent l’eau chaude… euuh.. je veux dire l’eau tiède 😉  Ils ne savent donc pas que l’eau après ébullition à de grands bienfaits et est surtout débarrassée de nombreux microbes… En d’autres mots « Tout ce qui brille n’est pas d’or »… L’aide bienveillante d’un être qualifié est précieuse, une guidance fructueuse enrichit notre vie. La principale protection passe donc par la rencontre avec des personnes qui pourront vous conseiller, vous guider, voire vous aider à VOUS éveiller.

Comment se « défendre » ?

En matière de défense il y a plusieurs approches : l’action (par l’attaque ou la défense active) ou la non-action (un peu à la façon de l’aïkido). Une spiritualité harmonieuse et riche en méthodes utilisera ces différentes approches. Gangteng Tulkou Rimpoché, un grand maître bhoutanais a déclaré : « Il n’y a aucun moyen à exclure a priori pour libérer un être. » Il y a une infinité de façons de dépasser les obstacles, elles sont aussi nombreuses que les caractères et prédispositions des individus.

Néanmoins il est possible de répertorier de grandes classes de pratiques et outils.

La pratique de la vertu

Sur le long et très long terme, la pratique de la vertu sous diverses formes aura pour effet de pacifier les émotions perturbatrices. Une cure de vertu est un excellent traitement de fond. Les résultats sont prodigieux mais il faut beaucoup d’huile de coude et de patience. Ce sujet est si vaste qu’il nous faudrait des lustres pour le traiter ne serait-ce qu’un peu sérieusement. La littérature et les liturgies du bouddhisme sont extrêmement riches à ce sujet. C’est précisément toute la science des soutras qui passe par la vertu et conduit à la sagesse, la réalisation de l’éveil. Dans cette voie, la vertu produit des fruits qui mènent à l’éveil.

Photo ©Arnaud Guétcheu

La pratique de la pleine-conscience

En ce moment la pratique de la pleine conscience commence à avoir le vent en poupe dans les médias. J’y consacrerai très certainement une large partie de ce blog. J’ai tant de choses à faire… La pratique de l’attention et de la vigilance ont de grands bienfaits, la pleine-conscience est une porte d’entrée dans de nombreuses autres pratiques très précieuses.

La seule pratique de la pleine conscience a de grands-bienfaits sur :

– notre agitation mentale

– nos émotions

– notre santé physique

– notre motivation (mondaine ou spirituelle)

– notre vitalité

– notre longévité

– notre créativité

– notre persévérance et notre réussite dans nos projets

– notre humeur (et notre humour 😉 )

– notre bien-être physique et psychique

– nos relations avec autrui

– …

Ces bienfaits de la pleine conscience coupent à la racine une foule d’obstacles mondains ou spirituels, ils ouvrent mille et une portes mondaines et spirituelles.

Stop à la procrastination

Et oui, l’organisation permet de dépasser des obstacles. Connaissez-vous le mot procrastination ? La procrastination est l’un des obstacles majeurs en méditation et en spiritualité. J’en suis l’exemple vivant : ayant découvert le bouddhisme en 1991 à l’âge de 21 ans, j’ai mis 9 années avant de m’investir « intensément » en la pratique. Avant 2000, je pratiquais la méditation une demi-heure par jour, voire une heure. Dans mes bons jours je pouvais passer des heures à méditer. Mais les fruits ne furent pas très conséquents. Bien que sur le moment ils me surprenaient régulièrement, au final j’ai compris que ma pratique n’était que divertissement sympa et une forte saisie sur la forme tibétaine de la pratique. Ce n’est qu’au cœur d’une retraite cloitrée d’une année (puis d’une seconde de 4 années) que j’ai pu mesurer la puissance et l’efficacité de cette belle science de l’esprit. En fait, cette prise de conscience est née lorsque mon maître est venu me faire découvrir les caresses dans le mauvais sens du poil. Il m’a alors fait comprendre que le véritable ami spirituel n’est pas vêtu de soie mais est plutôt comparable à un « arracheur de dent ».

Et récolte des accomplissements dans l’adversité…

Bref… j’ai mis neuf années pour arriver à ce point crucial : les obstacles révèlent nos limites et son le parfait miroir pour contempler notre esprit, nos tendances… mais aussi nos qualités. Les aléas de la vie sont l’occasion de mesurer notre assise intérieure, notre « assiette », notre fibre, nos réalisations. Un rapide tour d’horizon nous permet de comparer nos réactions à celles d’autrui et de jauger notre avancée spirituelle. Il est dit que les accomplissements spirituels naissent des obstacles. Il est facile de comprendre cela en considérant le coureur cycliste : c’est lors de la montée des cols qu’il peut mesurer sa résistance. De même, pour mesurer la réalisation d’un être, il convient d’observer ses actes et ses paroles face à l’adversité. Observer un individu, un ami ou un maître spirituel face à adversité et vous pourrez vous forger une opinion à leur sujet. Face à l’adversité, les faibles et les lâches fuient, développent des émotions, placent autrui dans le mandala de leurs névroses, se vengent ou capitulent par faiblesse ; les sages quant à eux face à l’adversité gardent une bonne assiette et de bons sentiments à l’égard d’autrui, SANS CONDITION et SANS RESTRICTION.

Mais revenons à nos moutons : la procrastination. J’en suis donc arrivé à la conclusion que la procrastination est le pire ennemi de l’homme. Oui, on sait que l’homme est le pire ennemi de l’homme ; l’homme sait qu’il doit se mettre en marche s’il veut s’élever spirituellement et humainement. Mais son seul et véritable ennemi est la procrastination. Vous m’objecterez peut-être que l’ennemi de l’homme est l’égo. Cela est faux ! Si ou coupe la tête à la procrastination et que l’on approfondit notre  spiritualité, alors nous démasquerons immanquablement la supercherie qu’est l’égo, c’est garanti !  Et si l’égo est « démasqué » il peut alors être « mis sous serment ». Cette notion de mise sous serment est l’un des points majeurs de la notion de protecteur de sagesse dans les tantras.

 Oui, le pire ennemi de l’homme est la procrastination. Un grand maître tibétain, dont j’ai  oublié le nom, a dit que :

« Si les sportifs de haut niveau passaient autant de temps à méditer qu’à s’entraîner, notre monde compterait de très nombreux bouddhas. »

 Manifestant une humilité caractéristique des maîtres authentiques, ce maître oubliait de déclarer que les monastères tibétains sont remplis « d’athlètes spirituels de haut niveau » qui  ne s’affichent pas comme tels. Bref, si nous voulons réussir, il convient de de nous protéger contre la procrastination.

Supprimez la procrastination de votre dictionnaire

La blogosphère comporte de nombreux blogs dédiés aux outils nous permettant de couper court à la procrastination. Une rapide recherche sur Google avec les mots « arrêter de procrastiner » vous donnera quelques pistes.

Je vous conseille la lecture d’un bref article Léo Babauta traduit par d’Olivier Roland. Voir l’article le b.a.-ba anti-procrastination

Pour une approche un peu plus psychologique, voici une brève vidéo : Voir la vidéo sur la procrastination

La procrastination a des formes plus ou moins grossières et subtiles. Celles qui nous empêchent de nous investir profondément en la pratique de la méditation et de la spiritualité ne sont pas faciles à dissiper car l’égo déploie une multitude de jeux pour repousser l’arrivée de dame sagesse. Dame sagesse est la plus grande menace de l’égo. Mais elle est pourtant la source des plus puissantes ondées de grâce.

Une fois la procrastination « traitée », il faut s’élancer durablement sur la voie spirituelle souvent complexe. L’une des premières protections sera donc de chercher des personnes connaissant la voie, ses méandres et ses fruits. Il convient de prendre le temps pour chercher et jauger ces personnes. La vie est trop précieuse pour ne pas nous offrir de tels Amis de Bien. Leur recherche participe du chemin.

Du côté du bouddhisme

Des outils permettent de mettre le pied à l’étrier de la méditation et de la spiritualité. Ensuite il est possible d’accéder à une large panoplie de méthodes et moyens habiles. Le bouddhisme himalayen a cette particularité d’être très riche en ce domaine.

Dans de futurs articles j’aborderai en détails la façon de « traiter » ou de prévenir certains obstacles extérieurs, intérieurs, secrets, très secrets et liés à l’activité. Dans l’immédiat je vous propose de conclure cet « article préambule » en nous plaçant directement « au sommet de la colline ».

Toute défense est peine perdue !

Evoquer la notion de défense c’est comme tuer le bébé dans l’œuf. Pour qu’il y ait défense il faut qu’il y ait quelqu’un à défendre. En cela réside déjà la défaite !

Le fait de devoir se défendre est le signe que la défaite est déjà consommée. Voyons cela.

L’une de mes plus belles rencontres va illustrer cela à merveille. En 2009, j’ai fait la connaissance de Michel Vaujour, cet homme qui s’est évadé cinq fois de prison dont une fois en hélicoptère depuis la prison de la Santé dans les années quatre-vingts. C’est depuis cette époque que les câbles d’acier ornent les cours de prison. J’ai fait sa rencontre lors de la sortie d’un excellent portrait-documentaire lui étant consacré.

                       

Voir « NE ME LIBEREZ PAS JE M’EN CHARGE » – le film

Acheter le film

Interview de Michel Vaujour réalisée par Happylab.fr

Depuis, j’ai revu Michel Vaujour à plusieurs reprises. Il est « fulgurant de pertinence ». Voici ce qu’il déclara après une séance de projection de ce film lorsqu’on le questionnait sur sa rancœur et sa colère à l’égard du système carcéral :

«  A la seconde où je suis pris par ce genre d’émotion je suis fichu ! Je suis libre de ne pas regarder dans cette direction. »

La spontanéité avec laquelle il exprima ces propos est le signe qu’il est en capacité de demeurer en « un espace dénué de centre ». C’est précisément l’émergence d’un centre (l’égo) qui est la racine de nos émotions perturbatrices. Le Bouddha fit même de cette vérité son premier enseignement.

Demeurer à la racine du souffle

Ainsi l’émergence d’un centre (l’égo) est la naissance du terrain sur lequel les émotions vont se déployer. De là, ce centre n’aura de cesse de vouloir se protéger, de prouver son existence, de se rebeller contre dame sagesse qui tente de lui montrer son caractère illusoire (bien que puissant). Le besoin de défense est donc à l’égo ce que la chaleur est au feu. Le besoin de défense nait de l’égo. La défense ultime est donc de demeurer en l’état naturel de l’esprit dénué d’égo.

Le mode d’être doté de centre, d’égo, est habituel et normal statistiquement parlant. Cependant, ce mode d’être doué de centre (l’égo) est un état second, non primordial, de notre esprit. Notre vrai visage, la nature même de notre esprit, est antérieur à l’émergence de ce centre. Ce centre n’est qu’une manifestation parmi d’autres en l’esprit. Ce centre peut ne pas être là, peut ne pas avoir émergé. Demeurer en un état antérieur à l’émergence de ce centre c’est demeurer en l’état naturel de l’esprit. En ce mode d’être, qui est celui de nombreux maîtres qu’il nous est possible de côtoyer, il n’y a pas de terrain sur lequel les émotions perturbatrices, les peurs, le besoin de protection etc… pourraient s’élever. C’est comme si nous voulions planter une graine dans l’espace… Pourra-t-elle germer ?

Peut-être …

En rêve !

Conclusion

Ces deux extrêmes que sont le travail spirituel pour dissiper les obstacles et la contemplation au-delà de l’égo permettent d’illustrer l’amplitude des différentes approches possibles pour réussir en se protégeant. La protection ultime étant une non-protection. Nous reviendrons régulièrement sur ces notions et les précieux outils qu’il est possible de mettre en œuvre.

Dans les prochains articles de la série « Se défendre pour réussir » :

–       se protéger des émotions

–       se protéger de la peur des émotions

–       se protéger de la paresse

–       se protéger de la routine

–       se protéger des vues erronées

–       se protéger de l’arrogance (la nôtre et celle d’autrui)

–       se protéger de la peur de la pauvreté

–       se protéger de rien

–       …

Et vous, de quoi avez-vous besoin de vous protéger ?

Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

 

 

22 comments

  • Leroux (1 mois)

    Bonjour. J’ai été frappé par le récit de votre quête spirituel car je m’y retrouve: mes méditations sont puissantes, mais ne produisent aucun résultat durable dans ma vie, pire, je vois que ma pratique est polluée par la saisie égoïste, et que cela constitue pour moi le pire des obstacles (invariablement, un exercice m’apporte un grand bien être, donc je nourri des attentes envers cet exercice, jusqu’à ce qu’il ne m’apporte plus rien). je ne sais plus trop quoi faire…

    • Arnaud Guétcheu (1 mois)

      Bonjour Joselin, l’une des clés possibles est de chercher parmi toutes les voies celles qui vous permettront de dépasser cette notion d’attente et les limitations propres à notre humanité (ego, illusions…). Inscrivez-vous à la newsletter de Terres de repos et pourrez découvrir quelques pistes 😉

  • Au-delà de la mort (2 années)

    […] Comment se défendre des obstacles […]

  • Catherine (4 années)

    Bonjour,
    J’ai lu avec grand interet…. suite d’un accident de route pendant lequel je « partais » et suis revenue, j’ai cherché pourquoi…..après avoir pratiqué différents outils, j’ai expérimenté dans ma vie les fameuses 5 blessures de l’âme, cf livre de lise bourreau…. Pour arriver un jour à vouloir me protéger de tout et de tout le monde…. Cela est passé par le reiki, la litho thérapie, l’aromathérapie et j’en passe…. Pour en revenir 31 ans plus Tard , avec cet outils qui est la prise de conscience…Simplement, au retour sur soi, la confiance en cet être pur à l’intérieur de nous qui est pur amour…. 31 ans !!!! Bien des blessures dépassées, blessures d’abandon, d’humiliation, de rejet, de trahison et d’injustice. Affronter ses peurs c’est aussi se mettre en guerre contre elles…. Aimons nos peurs… Elles nous parlent de notre être blessé… Petit à petit, nous pouvons ainsi nous aimer en totalité et Être cet Être éveillé en pleine conscience.

  • […] Les obstacles sur le chemin du développement personnel […]

  • […] Voir mon article à ce sujet : Comment se défendre des obstacles en méditation […]

  • Chris (5 années)

    bonsoir Arnaud, cela fait un moment que je te lis, je n’osais pas commenter, je lisais, j’appliquais, mais là ce soir , en voyant l’interview de Michel Vaujour je suis sidérée !!! est-il arrivé à cette pleine conscience du fait d’etre enfermé? d’etre dans le silence? le vide j’aimerai que tu en pales, peut-on tomber dans le vide de quelqu’un?

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Bonsoir, Michel Vaujour est impressionnant ! De nombreux facteurs ont contribué à le placer en cette belle présence. Parmi tous ces facteurs il y en a quelques uns que je tiens à énoncer : durant ses très nombreuses années d’incarcération il a pratiquer intensément le yoga et les ascèses, non pas parce qu’il était attiré par une forme d’éthique mais pur survivre et pour devenir « hyper performant » pour s’évader encore. Ce n’est que l’amour qui l’a transformé plus radicalement encore déclare-t-il, et ce durant son incarcération. Un autre facteur important est le fait que durant sa dernière cavale (après sa 5e évasion!) il a reçu une balle dans la tête dans la fusillade avec la police qui le mena à nouveau en prison. Cette balle dans la tête la plaça dans le coma. Mais comme il était plein d’adrénaline du fait de la poursuite, il vécu tous les processus de la mort en pleine conscience lorsqu’il reçu la balle. L’adrénaline qui était en lui fit de cette expérience de « dissolution des consciences » une expérience emplie de félicité !
      Son parcours et sa personnalité complexes ont sans doute d’autres facteurs déterminants. Chercher à tout cerner me semble difficile, en revanche nous laisser toucher par ce qui se dégage de lui est simple et profond. Je compte le rencontrer prochainement…
      Dans le film qui lui est consacré il dit beaucoup des choses très parlantes sur le silence, la solitude. Dans la bande annonce, il dit une très belle phrase à ce sujet :
      « On découvre la valeur des choses par le manque… » … la solitude est d’une grande densité humaine…
      On me demande souvent s’il ne m’a pas été dur de rester seul pendant mes années de retraite (5 années), je réponds que nous étions un petit groupe d’une dizaine de personnes, mais surtout que durant une retraite on fait sans cesses des prières de souhaits pour tous les êtres et que les autres sont intégrés à toutes les méditations. Bien qu’isolés nous sommes intensément en train de penser aux autres au travers de magnifiques prières altruistes. C’est ainsi une façon d’être beaucoup plus proche des autres que de vivre dans le monde sans même considérer nos voisins de palier.
      Pour ce qui est du vide, je ne cerne pas trop votre question. Peut-être me faudrait-il quelques précisions. Voici néanmoins ce qu’elle m’inspire :
      Peut-on tomber dans le vide de quelqu’un?
      Je ne sais pas ce que vous voulez dire par là. Quelqu’un a du vide en soi (de quel ordre ?) et pouvons-nous tomber nous aussi dedans ? Ou pouvons-nous tomber en le vide créer par l’absence de quelqu’un ?
      Je répondrai aux deux approches :
      Si quelqu’un a un part de vide en lui, c’est son expérience, son tempérament, son mode d’être. SI NOUS-MEME nous tombons en un vide, c’est aussi notre propre expérience. Nous vivons tous AU CŒUR MEME DE NOTRE PROPRE ESPRIT, on peut donc dire que notre expérience peut être similaire à celle de l’autre mais c’est dans NOTRE PROPRE VIDE que nous pouvons tomber. Les interconnexions que nous avons avec l’autre en question, associées à nos conditionnements, émotions etc… peuvent induire chez nous une telle expérience. Notre vécu dépendra de NOUS.
      Notons ici que les traditions contemplatives sont des voies qui nous mènent à expérimenter l’absence d’existence intrinsèque de l’égo… notre vrai visage est absence de centre et de périphérie… Des maîtres inspirants peuvent nous conduire au cœur de l’expérience de vide… Mais ce vide n’est pas totalement vide… il est aussi plein… C’est là un vaste sujet… que je n’ai fait qu’évoquer bien maladroitement…
      Deuxième aspect :
      Pouvons-nous tomber en le vide créé par l’absence de quelqu’un ?
      L’absence de quelqu’un nous ramène à cet espace vierge intérieur antérieur à la présence de l’autre… Notre vrai visage, notre nature profonde, la base neutre et vaste de notre esprit est cet espace où la présence de l’autre, des phénomènes, s’élève et disparait. Cet espace est une piste de danse cosmique… tel un rêve et une illusion tout s’élève et passe, TOUT…
      Il m’est bien impossible de répondre brièvement, mais ces sujets sont précisément ce qui me semble être le cœur du sujet… viendra le temps où j’aborderai tout cela sur le blog. Chaque chose en son temps. Nos esprits doivent aborder certains sujets sans se méprendre et avec précaution. Ce thème de la vacuité est complexe et profond. J’ai quelque surprises à offrir… le temps venu ! N’hésitez pas à poster vos commentaires, ils sont précieux car c’est sur leur base que je formule mes articles. Avez-vous lu mon livre « Méditer avec le son » ? Je dois sonder mon lectorat pour avoir un retour…
      Voici le lien vers le film sur Michel Vaujour sur Amazon.
      http://amzn.to/V5jf9n
      Merci pour ton commentaire. Bien à toi
      PS: Merci de me donner quelques précisions…

  • forestine (5 années)

    Merci beaucoup d’avoir fait naître ce site… je commence peu à peu à le découvrir et cela m’apporte beaucoup dans ma pratique..
    A très bientôt pour pleins de questionnements !!

    Namsté

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Merci ! N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et questions. Je préfère faire des articles qui répondent aux commentaires… Bien à vous.

  • Martine COUDERC (5 années)

    bonjour Arnaud

    c’est avec plaisir que je vous envoie mon commentaire.
    Je suis une randonneuse que j’estime expérimentée, mais le chemin que je viens de prendre est très dur à monter. vaincre la procrastination et le lâcher prise, crois-moi c’est une ancienne marathonnienne qui te le dit, mon endurance est mise à l’épreuve. Mais je compte bien passer la ligne d’arrivée.
    Je suis un peu perdue dans le dédale de toutes les formules existantes, je n’ai pas encore trouvé mon Maître. l’éveil et la spiritualité sont mes buts ultimes. Pourrais-tu me guider dans mon cheminement ?

    A bientôt de te lire,

    Martine

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Bonsoir Martine,
      la raison d’être de ce blog est de l’ordre de la relation d’aide. Au fil du temps il se structure, mais j’ai besoin de savoir ce dont vous avez besoin pour publier. Je vais prochainement sonder le lectorat pour être au plus d=près de vos attentes. La méditation et la spiritualité sont de vastes et profonds domaines. Et il y a déjà beaucoup de choses intéressantes tant dans les centres de méditation que sur internet. Il y a à prendre et à laisser mais si on cherche bien et si l’on écoute son intuition (enrichie de prudence) il est possible de trouver quelques pépites. Je vous invite donc à :
      – me dire ce qui vous plait le plus comme approche (lecture, méditation art, yoga physique, relation humaine avec des maîtres….)
      – qu’est ce que vous pratiquez déjà, à quelle « dose » et depuis quand ?
      – quels sont vos 3 plus gros obstacles en méditation
      – vos 3 plus gros obstacle dans ma vie en général
      – qu’est ce que vous aimez dans la vie ?
      Voilà c’est pour faire un peu connaissance.
      La route es encore longue mais la pente va s’adoucir. Je vous invite à écouter ceci :
      http://www.terresderepos.tv/courir-en-meditant-les-5-elements/
      Bien à vous.

  • […] La méditation rend l’esprit « plus aiguisé », donc plus conscient de ce qui nous traverse. On peut aussi se sentir plus irritable, frustré, en colère, triste… Cela dépend des individus, de leur tempérament. Il convient donc d’avoir une bonne hygiène de vie : alimentation, sommeil, autant que faire se peu avoir un tissu familial social et amical. Entrer en spiritualité ne signifie pas se couper du monde mais intégrer nos relations habituelles dans notre démarche. N’oublions pas que la méditation et la spiritualité sont là pour SERVIR NOTRE VIE habituelle familiale, sociale, professionnelle… et non les servir. La méditation et la spiritualité sont hélas trop souvent pris comme raccourcis pour fuir les obstacles. A ce sujet voir l’article Se défendre des obstacles […]

  • Beatrice (5 années)

    J’ai besoin de me protéger contre mes émotions…qui parfois me plongent dans des impasses dangereuses.
    Aucun moyens à ce jour.

  • Vincent (5 années)

    Bonjour tout le monde,
    A la question : « de quoi avez vous besoin de vous protéger », un réflexe me pousse à répondre : de tout ! De l’illusion, de l’éveil ! Ils sont une image projetée par ma pensée. Quel est l’aspect réel de cette image ?
    Qui dit se protéger, dit l’autre et le moi, l’extérieur et l’intérieur, le confectionné et l’être.
    Existe-t-il un autre, autre chose ? Alors que nos sens nous trompent sur tout, pouvons nous les croire quand ils placent un autre devant nous, complètement distinct de nous ?
    Mais s’il m’est impossible, à moi qui ne suis pas éveillé, de me faire une idée de la condition dans laquelle se trouve un éveillé, il m’est aussi impossible, prisonnier de mon rêve, de me rendre compte de ce qui existe Réellement en dehors de mon rêve… Me protéger c’est peut être m’amputer d’une partie de la réalité ?
    Ressentir l’existence entière est la première marche.

    Bonne journée

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Existe-t-il autre chose ? Oui en effet la question est posée. Le Bouddha de Dolpo disait « Tout est vide d’autre chose que soi »… à méditer…
      Cela revient à se demander si, pour faire écho à votre commentaire, il existe quelque chose en dehors de notre rêve.. ??? Les éveillées eux-mêmes ne sont-ils pas dans leur rêve éveillé ?
      Tout cela est fort passionnant, il paraît que c’est simple, trop simple même pour nos entendements imbibés d’intellect et de complications… Viendra le temps où j’aborderai ces thèmes « sérieusement »… Bien à vous.

  • Chambaretaud (5 années)

    Bonjour Arnaud et merci de prendre le temps de partager ces informations précieuses : rappels, définitions, et attitude … Catherine

  • tamby (5 années)

    Bonjour Arnaud,

    Encore plein de belles choses à lire, et à essayer surtout de mettre en application…. merci à vous et à samedi chez vos « petits Maulois »…..
    Bonne semaine
    Annie

  • Jonathan (5 années)

    Merci pour l’article très instructif 😉

    • Arnaud Guétcheu (5 années)

      Merci. Je ne sais pas pourquoi ton com était passé dans les indésirables ? A plus

  • Mikael (5 années)

    Une suite d’article qui semblent prometteurs.

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