« Seul, livré à lui-même, l’être humain ne peut pas évoluer : il a besoin de recevoir des impulsions du monde extérieur, de la nature, des événements, et bien sûr aussi d’autres êtres humains. Il a besoin de voir, d’entendre, de faire des rencontres et même de recevoir des chocs et de souffrir. S’il n’est pas réveillé, secoué, il ne fera rien.
Et ce qui est vrai dans les plans physique et psychique est vrai aussi d’une manière plus subtile dans le plan spirituel. C’est pourquoi les grands Maîtres sont tellement nécessaires : grâce à leur vie pure, grâce à leurs émanations, grâce à leurs sentiments et à leurs pensées d’amour et de sagesse, ces êtres-là arrivent à remuer quelque chose en nous. S’ils n’y arrivent pas toujours, ce n’est pas parce qu’ils sont incapables ou faibles, mais parce que nous nous sommes laissé ensevelir sous trop de couches de matériaux ternes et pesants. C’est donc tout un travail intérieur que nous avons à faire pour nous laisser pénétrer par leur force et leur lumière. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Les nombreuses traditions spirituelles et leurs sages ont cette unique mission! Et les moyens habiles qu’ils déploient visent TOUS à nous reconduire à la reconnaissance de notre nature profonde, l’éveil, la sagesse… pour un quotidien pragmatique, concret, incarné… mais aussi profondément spirituel.

Il faut un grand discernement et un engagement certain dans l’étude et la méditation pour cerner ce dont les sages ont à nous transmettre. Le réaliser ne se fait pas en un coup de baguette magique, mais c’est ce que la Vie nous offre de plus précieux.

Une fois que le méditant a percé certains mystères, il n’est que mieux « armé » pour façonner sa vie avec une modernité et un style qui lui correspondent. Même si elle est atemporelle, une spiritualité profonde ne peut être qu’enracinée en notre temps et utiliser tout ce dont il recèle pour en faire un art de vivre sacré au service de l’individu, du collectif, de la planète et de leur devenir.

Mais si au contraire ce sont les chimères qui prennent le pouvoir, l’Homme s’essouffle et endure une nuée de maux. Bien que fondamentalement il soit fait pour vivre heureux.