Voici une sublime* vidéo où ce bébé nous donne une leçon de self-contrôle et de vaillance.

(* Je ne sais pas si sublime est le mot le plus adapté… Il y a débat.) Qu’en pensez-vous ?

N’oubliez pas de lire la suite de l’article après les vidéos pour aller plus loin sur le sujet… L’intérêt de cet article est surtout dans sa seconde partie. Mon but n’est pas de faire la promo de cette méthode critiquable mais de nous amener sur le sentier de nos ressources au coeur du chaos ! J’aborde cela après la batterie de vidéos.

Voir la vidéo sur facebook

Cette vidéo fait débat, je vous l’accorde !

Merci à Vincent qui n’apprécie pas du tout cette vidéo et qui m‘a envoyé un email. J’ai pu ainsi compléter la série et préciser ma pensée.

Le montage vidéo, la musique etc… ont visiblement été choisis pour mettre l’emphase sur la nécessité de sauver les tous petits de la noyade. Cette méthode a déjà sauvé  800 enfants aux USA (chiffres documentés http://www.infantswim.com/about-isr/about-isr.html)

Une vidéo plus douce

Voici une seconde vidéo qui vous montre la réalité bien plus sympa de cet apprentissage. C’est la leçon finale d’un petit de 8 mois. Le bébé n’a pas l’air stressé… Qu’en pensez-vous ?

Ci-dessous, on retrouve le petit à 20 mois, il semble aimer l’eau et ne pas avoir été terrorisé, il avance dans ses apprentissages de la méthode. Mais combien d’autres ont été définitivement traumatisés par l’eau et la méthode ????

 

Après consultation du net, j’ai trouvé une série de vidéos qui nous montrent que l’apprentissage n’est parfois pas tout rose et bien critiquable ! Il doit bien y avoir des moyens plus doux que la méthode américaine pour arriver à ces résultats.

 

Voici une vidéo qui mettra certains en colère :

Maître nageur Robocop ?

Pour finir, la dernière leçon examen d’une petite fille de 15 mois 1/2. Il est vrai que le maître nageur lui fait passer toute une série de tests. La regarder en entier donne une idée du self-control de la petite et de la difficulté du test. Sans oublier le côté implacable du maître nageur ! Cela donne surtout froid dans le dos !!!!

Cette méthode est critiquée car elle génère un gros stress lors de l’apprentissage lors de l’exercice. Je n’ose même pas imaginé la tempête neuronale au moment du stress.

Après ces vidéos critiquables, venons-en au coeur du sujet…

Nous en remettre à nous-même

Nos émotions perturbatrices, nos inconforts et autres petits désagréments qui ponctuent le quotidien sont tous les fruits de nos réflexes intérieurs, de nos conditionnements, de nos idées reçues etc…

Il est possible de nous placer en une Terre de Repos puisque notre nature profonde est au-delà de ces facteurs mentaux relatifs et passagers. La méditation permet de nous reconnecter avec notre « vrai visage » au-delà de ces limitations et habitudes limitantes. Personne d’autre que nous-même ne pourra nous donner une bonne assise intérieure au coeur de notre quotidien, nous devons donc apprendre à nous en remettre à nous-même, à nous en remettre à notre nature profonde et à ne pas trop attendre d’autrui en ce qui concerne notre propre stabilité.

Dans la tradition himalayenne, cette approche de « reconnexion à notre nature profonde » passe par de nombreux outils, l’un d’eux étant la pratique de Tara, la divinité « mère de tous les bouddhas » qui libère des peurs et agit promptement pour l’accomplissement de nos projets.

Ce bébé s’en remet à lui-même

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La vidéo de ce bébé courageux est saisissante d’enseignements. Après quelques recherches sur le net et un échange avec une spécialiste de la nage, il semblerait que ces bébés « utilisent » des réflexes de survie (gonfler les poumons et se raidir)… mais à quel prix ? Pour quel stress ???

Ceci dit, la situation me semble parlante, elle peut illustrer notre façon habituelle de « nager » dans le flots de nos affects quotidiens :

Tout comme ces bébés retrouver l’équilibre de façon réflexe, au quotidien nous pouvons nous en remettre à notre équilibre naturel au lieu de gigoter ! Pareils à des culbutos, notre équilibre est au centre, cessons de gigoter du ciboulot !

Oui, notre nature profonde est une base de stabilité, une terre d’accueil inconditionnel où nous sommes à l’abri des vagues émotionnelles.  Le challenge réside « simplement » à reconnaitre cette base primordiale puis à nous y reconnecter lorsque nécessaire.  Nous devons apprendre à « tomber » en cette base de stabilité. En tibétain l’expression Rang Bap désigne cette attitude radicale et subtile. Rang signifie « soi même » et Bap signifie « Tomber ». Rang Bap signifie donc « Tomber en soi-même », demeurer en sa nature profonde où les mécanismes ordinaires égotiques ne sont pas présents. Cette attitude fait partie des enseignements avancés du mahamoudra.

Chaque chose en son temps : CAPITULONS

chevalier Pour développer cette capacité, la voie est souvent longue. Mais elle peut aussi être brève. Le maître mot reste CAPITULATION. Le terme lâcher-prise peut être plus doux à entendre, mais il ne reflète pas la non-action radicale à entreprendre. Le terme capituler ne plait guère à notre égo chéri et est souvent synonyme de faiblesse voire de lâcheté. C’est pourtant tout le contraire, pour lâcher prise il faut faire preuve d’une forte dose de courage et de non peur, c’est tout le contraire de la lâcheté. Dans la tradition himalayenne les êtres capables de lâcher-prise sont appelés les Pawo (les courageux), un courageux ne frappe jamais le premier !

Oui, capituler et laisser loin derrière vous vos schémas de penser habituels est la clé. Capituler et demeurer en votre nature profonde est l’ultime refuge, la voie la plus rapide… qui vous permettra avoir des actes, paroles et pensées adaptés à la situation. Chaque chose en son temps : retour au calme par la capitulation puis seulement ensuite passage à l’action adaptée.

Il est vrai, cela n’est pas chose aisée. Mais cela participe de nos potentiels :  la saisie et les cogitations égotiques étant des élaborations mentales, elles ne se manifestent que dans « un second temps ». L’état primordial (premier, antérieur) de notre esprit est dénué de ces mécanismes. Notre nature profonde est donc avant tout un lâcher-prise cosmique, un lâcher-prise tout court.

Ce qui nous arrache à ce lâcher-prise originel est la soif, la peur, les passions… bref l’absence de capitulation, l’absence de confiance en notre nature profonde.

Un apprentissage s’impose

bebe-lacher-prise3Nous en remettre à notre nature profonde et non pas à nos schémas habituels, c’est faire comme ce bébé qui se met sur le dos et arrête de gigoter.

Tout comme ce bébé, vous devez passer par un apprentissage pour devenir capable de lâcher-prise, tel est le but de la méditation. De nombreux exercices contribuent à développer cette capacité. Utilisant l’intellect, la respiration, le corps ou les sens, ils sont un véritable trésor qui peut vous permettre de développer le potentiel de votre précieuse existence humaine.

Méditons avec le bébé

Dans l’immédiat, je vous propose de revisionner la vidéo et de vous mettre dans la peau du bébé. L’essentiel n’est pas de vous focaliser sur la peur mais de vous focaliser sur la certitude consciente que la position d’équilibre sur le dos est le meilleur refuge. Vous pouvez vous laisser porter par le lâcher-prise… la mère de tous les bouddhas se trouve dans votre dos… et vous exhorte à la non-peur !

Vous pouvez aussi aller en piscine et fair la planche pendant une heure.  😉

 

Question subsidiaire

Quelles émotions vous ont traversé en parcourant cette page ?

Que nous soyons pour ou contre cette méthode, nos émotions sont toutes personnelles et fonction de nos tendances. L’amour, la compassion, la tendresse … que l’on peut avoir pour ces petits peuvent se manifester sans émotions négatives… tout dépend de notre tempérament… et quelque soit notre avis sur le sujet.

Et vous quelles émotions vous ont traversé en parcourant cette page ?

 

Pour aller plus loin sur le sujet lire l’article Le Karma comme jamais expliqué