A propos d’Arnaud Lama Guétcheu

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arnaud guetcheu duo

Bien que ce blog soit très lié au bouddhisme tibétain, je le conçois comme un moyen de véhiculer ce qui est AU-DELA de la forme religieuse. Cette science de l’esprit visant à nous faire réaliser notre nature profonde qui transcende la notion même de religion et d’en récolter de nombreux bienfaits pour soi et autrui.

Je ne suis pas croyant mais pragmatique et scientifique dans ma façon de concevoir la démarche spirituelle. Le Bouddha lui-même était pragmatique aux antipodes des superstitions ! Il a encouragé ses disciples à réfléchir, à méditer, à expérimenter, à vérifier par eux-mêmes la véracité de ses propos.

La clé réside dans une pratique qui est structurée, réfléchie, assidue… Méfiez-vous des soi-disant méthodes rapides, baguettes magiques… si c’était si simple on le saurait. Car, n’oublions pas la sagesse populaire (qui est bien SAGESSE) :

Chassez le naturel, il revient au galop !

 

5 annees

Passionné de bouddhisme, je me suis offert cinq belles années de stricte retraite dont la retraite traditionnelle de 3 ans et 3 mois au coeur de l’école Shangpa. Pour réaliser cette longue retraire de 3 ans et 3 mois je me suis rendu auprès de Bokar Rinpoché, l’un des détenteurs de la lignée Shangpa à ce moment-là. De fait, ma « filiation spirituelle » passe par les détenteurs de la lignée Shangpa qui arrive à Karma Rangdjoung Künkhyap (Kalou rinpoché 1905-1989) puis à Bokar Rinpoché.

Néanmoins, j’ai accompli ces deux longues retraites (1 an: 2000/2001 et 4 ans 2003/2007) sous la bienveillante guidance spirituelle du Vénérable Lama Tendar, un lama bouthanais incarnant à merveille les 4 activités propres aux maîtres et yogis. Si c’est Bokar Rinpoché qui a planté les graines en moi grâce aux initiations shangpa, c’est le Vénérable Lama Tendar qui a préparé mon terrain intérieur, arrosé ma persévérance, désherbé le champ de mes vues erronées, fait rayonner le soleil de sa patience sur ma pratique, apporté l’eau des moyens habiles grâce à ses 4 types d’activités pour faire croitre mes expériences placées sous le soleil de sa motivation aimante.

Ces deux longues retraites placées sous sa direction spirituelle furent les plus beaux cadeaux que j’aie pu m’offrir, jamais je ne pourrai le remercier à la hauteur de ce que j’estime avoir reçu de lui. Si les initiations d’un « détenteur officiel » des enseignements de l’école shangpa sont importantes, le soutien inconditionnel du maître qui guide est encore plus important ! C’est pour cette raison que la voie himalayenne est aussi appelée lamaïsme, le lama (guide) ayant un rôle C.A.P.I.T.A.L!!! Le lama avec qui nous avons les plus fortes connexions-relations étant appelé le « lama racine ». Il est là pour nous guider pas à pas vers la reconnaissance de notre lama racine-ultime: notre propre nature de bouddha.

Les fruits de ces cinq années de stricte retraite ont dépassé mes attentes !

Durant plus de vingt-cinq années auprès du Vénérable Lama Tendar et du Vénérable Lama Shérab Dordjé (son frère), j’ai appris que

la sainteté et la perfection sont deux choses différentes : en attendant de mes maîtres qu’ils me guident et non pas qu’ils soient parfaits, les chemins qu’ils m’ont offerts furent constructifs et sans source de désillusions.

L’affection et l’amour que je leur porte ne sauraient se mesurer à leur niveau de perfection, mais à la bonté et aux enseignements qu’ils m’ont donnés. Ainsi, tel un fils qui ne dénigrerait jamais sa mère, j’ai une dévotion et une affection incommensurables et inconditionnelles pour eux ainsi qu’une profonde amitié.

Le Vénérable Lama Tendar m’a transmis la sève des enseignements Shangpa et des pratiques d’autres écoles. Mais ce qu’il m’a transmis c’est, avant tout, une façon vivante de pratiquer et d’intégrer le dharma au quotidien qui transforme les obstacles en sources de bénédictions.

 

transmettre Peut-on se passer de l’étude des symboles, souvent culturels, d’une tradition spirituelle ?

L’étude et la réflexion donnent du sens à la pratique et ne sont pas à considérer comme des fins en soi. L’essentiel sur le chemin est la pratique et son efficience. Cette approche est caractéristique de l’école Kagyu du bouddhisme tibétain. Le challenge est de transmettre une sagesse sans la dénaturer. Les chinois ont mis quatre siècles pour accueillir et relayer le bouddhisme tout en conservant sa sève ! Notre époque impose la nécessité de transmettre les sagesses « au-delà des chapelles » pour que tous nous nous enrichissions des trésors des grandes traditions spirituelles mais aussi des approches modernes inspirées et éthiques. A l’heure où l’usage d’internet explose et où les maîtres de sagesse y sont de plus en plus exposés, nous pouvons nous questionner sur les façons les plus justes de participer à cette belle floraison. Face aux publications liées au bien-être qui explosent sur internet, il semble nécessaire d’exposer avec clarté les voies qui conduisent l’individu au-delà de sa condition égotique, ce qu’hélas l’extrême majorité des voies de développement personnel ne proposent pas : elles ne coupent donc pas à la racine les mécanismes cognitifs à la base des émotions perturbatrices. Transmettre la voie du Bouddha a un objectif clair qui définit l’horizon et les moyens pour s’y rendre : relayer les conseils qui conduisent à l’expérimentation de la nature de l’esprit, notre nature de bouddha. Ce fut l’objectif central des enseignements du Bouddha.

 

activite

Après ces longues retraites, je n’ai pas opté pour une vie monastique rattachée à une communauté spirituelle, un centre de pratique etc… J’ai décidé d’avoir un mode de vie « normal » enraciné dans le monde et indépendant bien que rattaché à mes maîtres et aux maîtres majeurs de la lignée kagyu. Pendant quelques années j’ai repris mon activité professionnelle antérieure d’enseignant puis je l’ai quittée pour me consacrer à la transmission et à des projets altruistes mais aussi pour m’impliquer dans la santé si malmenée à notre époque !

Notre monde tel qu’il est permet de pratiquer toutes les vertus transcendantes préconisées par le Bouddha (la générosité, l’éthique, la patience, la diligence, l’enthousiasme et la contemplation).

En Occident nous avons toutes les libertés et acquisitions nécessaires au cheminement spirituel : liberté spirituelle, accès aux enseignements de maîtres, disponibilité et moyens pour y accéder, temps pour pratiquer… Nous sommes ainsi très fortunés ! Ce sont des conditions excellentes pour transformer notre existence humaine en précieuse existence.

 

modele SOUTIEN SOLIDAIRE

Si vous souhaitez me soutenir vous êtes le/la bienvenu.e.

Comme mon activité de fonctionnaire ne me permettait pas de m’investir autant que je le voulais pour accompagner les personnes qui suivent mes enseignements et programmes, j’ai décidé de prendre soin de ma liberté qui passe par une autonomie financière. Dans un premier temps sur ce blog j’ai opté pour le modèle économique du don : j’ai donné mes programmes de méditation. Puis après une année financière difficile (et oui, à l’heure du « gratuit sur internet », le modèle économique du don ne permet pas de subvenir à ses besoins), je me suis trouvé face à un dilemme : continuer avec le modèle du don et retourner à une activité salariée chronophage, ou monétiser certains contenus sur internet. J’ai finalement opté pour cette solution tout en restant dans une fibre fondamentalement altruiste. Certains diront que la spiritualité ne se monnaie pas. C’est vrai. Mais n’oublions pas que les maîtres et moines qui peuvent se permettre de ne pas travailler évoluent dans un cadre largement soutenu par des milliers de bienfaiteurs, de centres de pratique… En occident les lamas au service de centres de pratique bénéficient généralement d’une fréquentation de nombreuses personnes rassemblées via les puissantes bénédictions de « maîtres reconnus-institués », rinpochés… Leur activité est donc facilitée. Les enseignants du dharma ayant fait le choix de ne pas vivre une « vie de moine » dans de tels centres sont dans un contexte économique bien différent. Ceci nous oblige à nous poser cette question : dans une société laïque, comment les enseignants du dharma laïcs peuvent-ils se rendre très disponibles pour la transmission ?

Une monétisation éthique semble être l’une des pistes. C’est celle que j’expérimente via internet et des programmes innovants mais s’appuyant sur la tradition. Certains y trouveront à redire… vous êtes les bienvenus pour voir ce que je fais au coeur des programmes. Et si vous avez d’autres pistes de réflexion à ce sujet, je suis preneur.

En commercialisant certains programmes, je vends mon temps (pour vivre) et non les enseignements.

Pour conclure sur le sujet : des maîtres majeurs demandent des contributions non-négligeables pour les enseignements. Ils ne le font pas pour enrichissement personnel, mais pour permettre à leur activité de fleurir au bénéfice d’autrui. Si eux doivent nourrir des centaines de moines, entretenir de grands monastères et soutenir de nombreux projets altruistes, pour ma part, je cherche pour le moment simplement à subvenir à mes besoins élémentaires tout en conservant un mode de vie enraciné dans une vie laïque et indépendante. Et ce n’est pas sans créer de challenges!!! Si vous souhaitez me soutenir vous êtes le/la bienvenu.e.

Je vous remercie pour votre soutien, que ce soit en partageant mes publications à vos amis, via l’achat de ce que je vous propose ou via des dons. Ceci me permettra de maintenir cette autonomie encore régulièrement précaire à ce jour. Mais c’est un choix fièrement assumé.

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anraud guetcheu pourquoi

« L’excellente vertu de développer les enseignements du Bouddha »

Le nom Guétcheu vient de mon nom de refuge (« baptême bouddhiste ») Karma Guélek TcheuPel.. Il est d’usage d’utiliser une abréviation du nom complet. Le sens de ce nom:

Karma désigne l’école Kagyu du bouddhisme himalayen en laquelle j’ai pris refuge (une forme de « baptême »), sa Sainteté Karmapa est le maître de cette lignée. Cette lignée met l’accent sur la méditation et la transmission orale de maître à disciple. Cette école passe par le célèbre anachorète tibétain Milarépa.

Gué vient de vertu Lek : excellente

Tcheu : signifie les enseignements du Bouddha

Pel: accroître

L’une des traductions possibles de mon nom est donc « L’excellente vertu de développer les enseignements du Bouddha »… tout un programme… un challenge permanent qui nous invite à dépasser nos limitations…

 

LAMA

Karma Rangdjoung Künkhyap (Kalou rinpoché 1905-1989), l’un des précédents détenteurs des enseignements de l’école Shangpa a dit que le terme lama doit être réservé aux personnes qui ont réalisé la traditionnelle retraite méditative de 3 ans et 3 mois ET qui consacrent une partie de leur vie à la transmission du dharma (l’enseignement du Bouddha).

J’associe parfois ce qualificatif au terme Neljorpa. Ce terme désigne les pratiquants laïcs non ordonnés. Littéralement ce terme signifie celui qui demeure en la nature de l’esprit.

Voici en vidéo pourquoi je porte l’habit rouge et blanc lorsque j’enseigne la méditation ou lors de conférences.

 

habits

Je n’ai aucune saisie sur les titres et qualificatifs, toutefois ils ont leur importance qu’il ne faudrait pas négliger. Nos relations avec autrui sont conditionnées par l’image que l’on a d’autrui, par le cadre de la rencontre, l’attention que l’on porte à autrui… Certaines personnes portent une importance aux titres ou à l’habit.

Ce qui suit n’a aucun rapport avec ma personne.

Certaines personnes manifestent du respect pour le Bouddha, sa tradition et pour l’ensemble des maîtres de cette belle tradition. En rencontrant quelqu’un en habit ou portant un titre, elles sont naturellement emplies de dévotion (respect). Mais si on y réfléchit bien, cette dévotion n’est pas en direction de la personne portant l’habit ou le titre mais en direction du Bouddha et de sa tradition, car l’habit ou le titre font sens pour cette personne. Je dirais même que cette dévotion, ce respect sont en direction de la vertu elle-même. Cela explique en grande partie le « beau succès » des little bouddhas et maîtres réincarnés… Ils font écho à la bonté demeurant dans le coeur de chacun. Ce mécanisme permettant d’actualiser des qualités en le coeur de chacun via un « médiateur » extérieur est intégré à la tradition qui en fait un puissant moyen habile pour aider et élever les étudiants, pratiquants et disciples. Les moyens habiles sont de puissants miroirs nous révélant nos propres potentiels.

Dans cet esprit-là, le port de l’habit et l’usage des titres permet de « situer » le cadre de la rencontre entre les individus. Ce sont donc des moyens habiles pour générer un mandala de vertu qui donne un caractère « sacré » à la rencontre. Imaginons que vous vous promeniez dans le XIIIe arrondissement de Paris. Vous croisez alors de très nombreux asiatiques. Puis soudainement au détour d’une rue vous croisez une personne en habits religieux. Votre esprit va alors immédiatement avoir des « considérations spirituelles », vertueuses en fonction de votre tempérament, de votre culture… Plus vous serez versé.e dans une spiritualité, plus l’habit sera chargé de sens. L’habit sera comme la madeleine de Proust qui réveillera instantanément certaines pensées positives. Il en est de même pour les titres.

Habit de Neljorpa (lama laïc ou grand pratiquant comme ce tibétain)

 

 

DENT DU BOUDDHA

Cela nous ramène à l’histoire de la dent du Bouddha où une femme, emplie de dévotion pour le Bouddha qu’elle n’avait jamais vu, a atteint l’éveil en voyant la dent du Bouddha. Mais, en fait, cette dent n’était que la dent d’un chien !

La vision pure est avant tout l’affaire de celui qui la manifeste. Il est un dicton tibétain qui dit:

Regarde cet homme. Regarde-le comme un chien et reçois les bénédictions d’un chien. Regarde-le comme un ami et reçoit les bénédictions d’un ami. Regarde-le comme un maître et reçois les bénédictions d’un maître. Regarde-le comme un bouddha et reçoit les bénédictions d’un bouddha.

Porter l’habit c’est donc pour moi donner l’opportunité aux autres de manifester leur vision pure, quelles ques soient mes qualités. Honorer l’habit en ayant une vie saine et éthique est une autre affaire, j’y veille.

Si vous souhaitez aller plus loin sur le sujet, je vous conseille de lire le chapitre « invoquer la magie » dans le livre Shambhala – La voie sacrée du guerrier de Chögyam Trungpa. C’est un livre que je trouve exceptionnel et que j’ai lu-médité de très nombreuses fois.

 

Pour une vie pleine de sens et gouteuse, soyons des méditants assidus, inspirés et ambitieux !

Que le feu d’artifice des bienfaits de la méditation vous inonde de joie !

Puissions-nous être des révélateurs de zénitude et des catalyseurs de santé globale.

Pour votre bien et celui d’autrui.

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arnaud guetcheu NEW chaleureusement

Puisse l’activité déployée via ce blog être un hommage à mes maîtres.

Puisse leur activité être bénéfique au plus grand nombre.

Puisse la vie des maîtres être longue et leur activité continuer à faire fleurir les champs de lotus.

Page mise à jour le 23/09/2017

One comment

  • […] Pour en revenir à cette vielle femme, il est parfois écrit qu’elle fut Nigouma, une grande réalisée qui fut l’une des principaux maîtres de Kyoungpo Neljor, initiateur de la lignée Shangpa. Dans d’autres versions, il est dit que Nigouma était la sœur de Naropa. Les historiens mettent du temps à se mettre d’accord, et mettent plus de temps encore à trouver la vérité ! Quoi qu’il en soit, le plus important est le message que ces histoires veulent nous transmettre. (C’est au cœur de la lignée Shangpa que j’ai réalisé mes 5 longues années de retraites cloitrées.) […]

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