A propos sauvegarde

Mandala de sable réalisé avec un ami Lama en avril 2012

 

Perspectives du blog

Bien que ce blog soit très lié au bouddhisme tibétain, je le conçois comme un moyen de véhiculer ce qui est AU-DELA de la forme religieuse. Cette science de l’esprit est avant tout un ensemble de réflexions et d’outils de bons sens et efficients pouvant être abordés par tous, bouddhistes ou non.

Le mot bouddhisme est occidental, ce n’est pas un mot issu de la tradition du bouddha. En tibétain on emploie le terme « Nangpa » qui signifie « celui qui pratique l’intériorité ». Le « bouddhisme » est donc une science de l’esprit qui étudie nos mécanismes intérieurs et plus particulièrement ceux qui nous conduisent à la souffrance et ceux qui nous en libèrent. C’est une science qui étudient certains phénomènes psychiques et donne des clés, des outils, pour nous libérer de la souffrance et accroître nos potentiels.

Je ne suis pas un croyant mais un pragmatique plutôt scientifique dans ma façon de concevoir la démarche spirituelle. Le Bouddha lui-même était pragmatique. Sa quête et ses méditations finales furent pragmatiques, concrètes… aux antipodes des superstitions ! Tout son enseignement s’est appuyé sur l’analyse, la contemplation, le raisonnement. Il a encouragé ses disciples à réfléchir, à méditer, à expérimenter, à vérifier par eux-mêmes la véracité de ses propos.

Avant de jeter les outils que nous proposent les religions, nous ferions mieux tout d’abord d’en étudier le sens et les fins. Sinon cela reviendrait à mettre des diamants à la poubelle ! Moi qui rejetais toute forme de religion avant de découvrir la sagesse du bouddhisme, je suis souvent triste de voir des êtres délaisser toute la pertinence et l’efficience de ces belles sciences de l’esprit. C’est pourquoi le message le plus important de cette page est le suivant :

Etudiez et pratiquez cette belle science de l’esprit, vous en récolterez les fruits.

La clé réside dans une pratique est structurée, réfléchie, assidue… Méfiez-vous des sois disant méthodes rapides, baguettes magiques… si c’était si simple on le saurait. Car, n’oublions pas la sagesse populaire (qui est bien SAGESSE):

Chassez le naturel, il revient au galop !

Un chemin intégré à notre vie telle qu’elle est

Toutes les sphères d’activité qui sont les nôtres sont parfaites pour pratiquer. Elles sont toutes à honorer, à déguster! Elles sont toutes des challenges qui nous poussent à grandir. La spiritualité coupée du monde, elle le sert !

Une question se pose alors: peut-on se passer de l’étude des symboles pour en dépasser la forme culturelle d’une tradition spirituelle? Le contenu de ce blog vous fera passer peu à peu des symboles à leur sens… puis à leur manifestation dans votre vécu, dans votre chaire… dans votre coeur…

Faisant sans cesse l’aller-retour entre les écrits et la pratique, j’ai à coeur de vous proposer des contenus concrets utiles au quotidien, en mettant l’accent sur la pratique intégrée à votre quotidien.

L’étude et la réflexion donnent du sens à la pratique et ne sont pas à considérer comme des fins en soi. L’essentiel sur le chemin est la pratique et son efficience. Cette approche est caractéristique le l’école Kagyu du bouddhisme tibétain. Toute forme de saisie quant à la forme de l’enseignement est un danger, un matérialisme spirituel truffé de nombreux obstacles. Le challenge est donc de transmettre une sagesse sans la dénaturer. Les chinois ont mis quatre siècles pour accueillir et relayer le bouddhisme tout en en conservant sa sève !

Mon parcours

Deux longues retraites : hommage à mes guides

Passionné de bouddhisme depuis 1991 je me suis offert cinq belles années de retraites dont la retraite traditionnelle de 3 ans et 3 mois au coeur de la lignée Shangpa. Pour réaliser cette longue retraire de 3 ans et 3mois je me suis rendu auprès de Bokar Rinpoché, l’un des détenteurs et régent de la lignée Shangpa à ce moment-là. De fait, ma « filiation spirituelle » passe donc par les détenteurs de la lignée Shangpa qui arrive à Karma Rangdjoung Künkhyap (Kalou rinpoché 1905-1989) puis à Bokar Rinpoché.

Néanmoins, j’ai accompli ces deux longues retraites (1 an: 2000/2001 et 4 ans 2003/2007) sous la bienveillante guidance spirituelle du Vénérable Lama Tenpa, un lama bouthanais incarnant à merveille les 4 activités propres aux maîtres et yogi. Si c’est Bokar Rinpoché qui a planté les graines en moi grâce aux initiations shangpa, c’est le Vénérable Lama Tenpa qui a préparé mon terrain intérieur, arrosé ma persévérance, désherbé le champs de mes vues erronées, fait rayonner le soleil de sa patience sur ma pratique, apporté l’eau des moyens habiles grâce à ses 4 types d’activités pour faire croitre mes expériences placées sous le soleils de sa motivation aimante.

Ces deux longues retraites placées sous sa direction spirituelle furent les plus beaux cadeaux que j’ai pu m’offrir, jamais je ne pourrai le remercier à la hauteur de ce que j’estime avoir reçu de lui. Si les initiations du détenteur officielle de la lignée sont importantes, le soutien inconditionnel du maître qui guide est sans doute encore plus important ! C’est pour cette raison que la tradition himalayenne est aussi appelée le lamaïsme, car nous sommes en relation directe avec ce lama racine. Il est là pour nos guider pasà pas vers la reconnaissance de notre lama ultime: notre propre nature de bouddha.

Ces cinq années de retraite furent un investissement en temps et en énergie aux bénéfices qui ont dépassé mes attentes, surpris mon entendement, nourri mes contemplations et scellé certaines expériences.

Durant plus de vingt années années auprès du Vénérable Lama Tenpa et du Vénérable Lama Shérab Dordjé (son frère), j’ai appris que

la sainteté et la perfection sont deux choses différentes: en attendant de mes maîtres qu’ils me guident et non pas qu’ils soient parfaits, les chemins qu’ils m’ont offerts furent constructifs et sans source de désillusions.

Mon lama et maître de retraite, le Vénérable Lama Tenpa, m’ayant toujours dit qu’il n’était pas un bouddha (même si j’en doute parfois), je ne me suis jamais attaché à voir la perfection en lui mais à écouter et suivre ses conseils personnels. L’affection et l’amour que je lui porte ne sauraient se mesurer à son niveau perfection, mais à la bonté qu’il m’a donné et aux fruits de ses enseignements en mon esprit. Ainsi, tel un fils qui ne dénigrerait jamais sa mère, j’ai une dévotion et une affection incommensurables pour lui, une profonde amitié inconditionnelle.

Mon amitié à l’égard de ceux qui m’ont guidé et me guident est sans égale tant leurs conseils et soutiens furent fructueux. Ils m’ont transmis la sève des enseignements Shangpa et des pratiques d’autres écoles. Mais ce qu’ils m’ont transmis c’est, avant tout, une façon vivante de pratiquer et d’intégrer le dharma au quotidien. Le chemin est long mais les fruits infusent peu à peu la saveur de tout ce qui nous arrive, transformant ainsi les obstacles en sources de bénédictions.

Activité dans le monde

Après ces longues retraites, je n’ai pas opté pour une vie monastique rattachée à une communauté spirituelle, un centre de pratique etc… J’ai décidé d’avoir un mode de vie « normal » enraciné dans le monde. J’ai repris mon activité professionnelle antérieure d’enseignant. C’est une activité parfaite pour sans cesse faire le point sur les fruits de ma pratique, sur mes capacités et sur le chemin qu’il reste à parcourir pour déployer les « 4 activités ». C’est un terrain parfait pour polir mes imperfections, « bonifier mon humanité » en pratiquant la vertu, la patience et la générosité. C’est aussi parfait pour ne pas perdre pied avec le monde « normal » et donc être à même de partager des expériences enracinées dans le monde et à son service. Et c’est loin d’être facile !

C’est aussi un mode de vie qui permet de comprendre que notre monde est parfait pour cheminer spirituellement: ses qualités et ses faiblesses font de notre monde le lieu parfait où pratiquer l’amour et la compassion, mais aussi la générosité, l’éthique, la patience, la diligence, l’enthousiasme et la contemplation! Notre monde tel qu’il est permet de pratiquer toutes les vertus transcendantes préconisées par le Bouddha. De plus, en France nous avons toutes les libertés et acquisitions nécessaires au cheminement spirituel: liberté spirituelle, accès aux enseignements de maîtres, disponibilité et moyens pour y accéder, temps pour pratiquer (ne cherchez pas d’excuses! ;)) etc…

Bref! Nous sommes fortunés de tout cela! Nous pouvons faire de notre existence humaine une précieuse existence.

Acteurs de santé

En été 2014, j’ai laissé la fonction publique et l’emploi d’enseignant pour me consacrer à ce blog plus intensément et à des activités liées à la Santé Globale. Je prépare un blog sur le sujet. Si vous êtes acteur de santé (professionnel lié à la santé, coach etc…) faites-moi signe.

Face à tant de maladies galopantes, au trou de la sécu, aux malades de plus en plus jeûnes et aux statistiques alarmantes, notre monde a besoin d’acteurs de santé. Trop d’individus ont une vie en perte de sens, le mal existentiel a de nombreuses causes alors que notre nature profonde recèle déjà la paix, le contentement…

Modèle économique

Comme mon activité de fonctionnaire ne me permettait pas de m’investir autant que je le voulais pour accompagner les personnes qui suivent mes enseignements et programmes, j’ai décidé de soigner ma liberté qui passe par une autonomie financière. C’est pourquoi dans un premier temps j’ai opté pour le modèle économique du don: j’ai donné mes programmes de méditation. Puis après une année financière difficile, et oui, à l’heure du « gratuit sur internet », le modèle économique du don ne me permet pas de subvenir à mes besoins. Je me suis donc trouvé face à un dilemme: continuer sur ce modèle et retourner à une activité salariée chronophage, ou monétiser certains contenus sur internet. J’ai finalement opté pour cette solution.

Certains diront que la spiritualité ne se monnaie pas. C’est vrai, disons que je monnaie mon temps investi afin de subvenir à mes besoin. Et, au 24/12/15, date à laquelle je met à jour cette page, ce n’est pas gagné 😉 Je vous remercie donc pour votre soutien, que ce soit via l’achat de ce que je vous propose ou via des dons.

Pourquoi Arnaud Guétcheu ?

Le nom Guétcheu vient de mon nom de refuge (baptême) dans une école bouddhiste himalayenne. Mon nom de refuge est Karma Guélek TcheuPel. Il est d’usage d’utiliser une abréviation du nom complet.

Le sens de ce nom:

Karma désigne l’école Kagyu du bouddhisme himalayen en laquelle j’ai pris refuge (une forme de « baptême »), sa Sainteté Karmapa est le maître de cette lignée. Cette lignée met l’accent sur la méditation et la transmission orale de maître à disciple. Cette école passe par le célèbre anachorète tibétain Milarépa.

Gué vient de vertu

Lek: excellente

Tcheu: les enseignements du Bouddha

Pel: accroître

L’une des traductions possibles de mon nom est donc

« L’excellente vertu de développer les enseignements du Bouddha »… tout un programme… un challenge permanent qui nous invite à dépasser nos limitations…

Lama ou Neljorpa ?

Karma Rangdjoung Künkhyap (Kalou rinpoché 1905-1989) a dit que le terme lama doit être réservé aux personnes qui ont réalisé la traditionnelle retraite méditative de 3 ans et 3 mois ET qui consacrent une partie de leur vie à la transmission du dharma (l’enseignement du Bouddha).

Puisque je remplis ces deux conditions, je pourrais utiliser ce terme. Je le fais parfois. Néanmoins, je l’associe plus souvent au terme Neljorpa. Ce terme désigne les pratiquants laïcs non ordonnés. Littéralement ce terme signifie « celui qui demeure en la nature de l’esprit ». Cela fait rêver!

Voici en vidéo pourquoi je porte l’habit rouge et blanc lorsque j’enseigne la méditation ou lors de conférences.

De l’utilité des titres et des habits

Pourquoi utiliser des « titres »?

Je n’ai aucune saisie sur les titres et qualificatifs, toutefois ils ont leur importance qu’il ne faudrait pas négliger. Nos relations avec autrui sont conditionnées par l’image que l’on a d’autrui, par le cadre de la rencontre, l’attention que l’on porte à autrui etc… Ainsi j’ai remarqué que certaines personnes portent une importance aux titres ou à l’habit.

Ce qui suit n’a aucun rapport avec ma personne.

Certaines personnes manifestent du respect pour le Bouddha, sa tradition et pour l’ensemble des maîtres de cette belle tradition. En rencontrant quelqu’un en habit ou portant un titre, elles sont naturellement emplies de dévotion (respect). Mais si on y réfléchit bien, cette dévotion n’est pas en direction de la personne portant l’habit ou le titre mais en direction du Bouddha et de sa tradition, car l’habit ou le titre font sens pour cette perosnne. Je dirais même que cette dévotion, ce respect sont en direction de la vertu elle-même. Cela explique en grande partie le « beau succès » des little bouddhas et maîtres réincarnés… Ce mécanisme est intégré à la tradition qui en fait un puissant moyen habile pour aider et élever les étudiants, pratiquants, voire disciples. Les moyens habiles sont de profonds et puissants miroirs nous révélant nos propres potentiels. A méditer !

Dans cet esprit là, le port de l’habit et l’usage des titres permet de « situer » le cadre de la rencontre entre les individus. Ce sont donc des moyens habiles pour générer un mandala de vertu qui donne un caractère « sacré » à la rencontre. Imaginons que vous vous promeniez dans le XIIIe arrondissement de Paris. Vous croisez alors de très nombreux asiatiques. Puis soudainement au détour d’une rue vous croisez une personne en habits religieux. Votre esprit va alors immédiatement avoir des « considérations spirituelles », vertueuses en fonction de votre tempérament, de votre culture… Plus vous serez versé dans une spiritualité, plus l’habit sera chargé de sens. L’habit sera comme la madeleine de Proust qui réveillera instantanément certaines pensées positives. Il en est de même pour les titres.

Habit de Neljorpa

La dent du Bouddha

Cela nous ramène à l’histoire de la dent du Bouddha où une femme, emplie de dévotion pour le Bouddha qu’elle n’avait jamais vu, a atteint l’éveil en voyant la dent du Bouddha. Mais, en fait, cette dent n’était que la dent d’un chien !

La vision pure est avant tout l’affaire de celui qui la manifeste. L’histoire de la dent du Bouddha est claire à ce sujet. Il est un dicton tibétain qui dit:

Regarde cet homme. Regarde-le comme un chien et reçois les bénédictions d’un chien. Regarde-le comme un ami et reçoit les bénédictions d’un ami. Regarde-le comme un maître et reçois les bénédictions d’un maître. Regarde-le comme un bouddha et reçoit les bénédiction d’un bouddha.

Porter l’habit c’est donc pour moi donner l’opportunité aux autres de manifester leur vision pure, quelques fussent mes qualités. Honorer l’habit en ayant une vie saine et éthique est une autre affaire, j’y veille.

Nous reviendrons sur la question de l’habit lorsque nous aborderons comment « invoquer la magie » dans le livre Shambhala – La voie sacrée du guerrier de Chögyam Trungpa (ci-dessous). C’est un livre que je trouve exceptionnel et que j’aborderai sur ce blog au fil du défi 6 livres pour méditer avec les bouddhas

 

Soyez le (la) bienvenu(e) sur TERRES DE REPOS.

Puisse l’activité de mes maîtres être bénéfique au plus grand nombre.

Puisse la vie des maîtres être longue et leur activité continuer à faire fleurir les champs de lotus.

 

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